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Mini, mini, mini

A partir du moment où Apple présentait un « petit » iPad, on se disait que son PDG mettrait un point d’honneur à expliquer ce retournement de situation au vu des déclarations de Steve Jobs voici deux ans à peine. Pour rappel, Jobs avait expliqué que, seule, la taille de l’iPad, était appropriée pour bénéficier pleinement des applications. Et il avait été plus loin en affirmant que même si, dans l’avenir, une nouvelle technologie d’écran devait voir le jour et permettre de profiter pleinement du niveau de qualité requis par Apple, « il faudrait vendre ces tablettes avec du papier de verre… pour limer le bout de nos doigts, trop gros pour un écran de cette taille« . On peut réécouter cette intervention ici.

Mais, non, pas un mot. Tim Cook n’est pas revenu sur ce credo de son illustre prédécesseur. Chez Apple, Steve Jobs restera une figure « exploitable » de temps en temps, notamment sur le plan marketing, mais pour le reste, sa page est définitivement tournée, sinon oubliée. Un an après…

On ne veut pas dire par là que l’iPad mini dévoilé hier par Phil Schiller est une mauvaise idée. Que du contraire: l’objet risque d’être l’un des cadeaux les plus recherchés cet hiver sous le sapin. Il est plus cher que ses concurrents? Et alors? Ne bénéficie-t-il pas d’atouts en rapport? A 329€ (prix de départ), notre avis est qu’on va se l’arracher. Et qu’il va permettre à Apple d’écraser un peu plus encore ce qui lui reste de concurrence. Même celle de Microsoft. Car le choix du 23 octobre pour annoncer l’iPad mini, un nouveau « nouvel iPad » (qui s’appelle désormais iPad avec écran Retina), un nouveau Mac mini et un nouvel iMac évoque une charge marketing et médiatique contre Microsoft et la sortie mondiale de Windows 8 (en plus des tablettes Surface), ce vendredi 26 octobre.

Mais si la présentation d’hier était riche, elle laisse un curieux sentiment. Celui d’un Apple qui n’aurait plus tout à fait l’approche d’un innovateur, mais plutôt celle d’une entreprise qui se repositionne – certes avec talent -, par rapport au reste du marché. On ne nous enlèvera pas de l’esprit que le nouvel iPad avec écran Retina est la tablette que nous aurions dû découvrir voici 7 mois. Et que l’iPad mini n’est qu’une réaction assez tardive aux concepts du même type initiés par Amazon et Google, notamment.

Au final, bien sûr, Apple reprend la tête. Sans jamais l’avoir vraiment perdue, d’ailleurs. Mais, dans l’attente de pouvoir découvrir « en vrai » les nouveaux appareils, on se dit que le côté « Waouw! » qui caractérisait la majorité des présentations signées Steve Jobs n’était pas au rendez-vous d’hier.

En France, François Hollande se veut un président « normal ». On doute que les utilisateurs des quatre coins du monde souhaitent voir Apple suivre la même voie.

Il y a une autre façon d’analyser la situation. Chez Apple, on a peut être considéré que le marché devait d’abord passer par une phase comme celle-ci. Que la puissance et l’ambition des concurrents (Amazon, Google, Microsoft: pas des nabots…!) nécessitait une (ré)action exclusivement réfléchie en terme de « guerre commerciale » à court terme. Il se murmure que, pour promouvoir le lancement de Windows 8 et des tablettes Surface, Microsoft aurait dépensé plus d’un milliard de dollars rien qu’en marketing. Face à de tels montants, l’heure n’était peut-être pas aux démonstrations de génie. Encore que la conception des produits dévoilés hier soir a de quoi impressionner. Il semble par exemple que l’iPad mini « écrase » la Nexus 7 de Google. Elle est moins chère, certes (249€ à la Fnac France), mais…

Tim Cook a indiqué hier que, depuis son lancement, l’iPad s’était vendu à plus de 100 millions d’exemplaires. Ce chiffre a toutes les chances de grimper au cours des deux derniers mois de l’année. Comme souvent, le principal problème d’Apple sera celui de l’approvisionnement. La demande, elle, sera là.

* * *

Un mot encore, qui n’a rien à voir avec ce qui précède: non évoqué au cours des dernières présentations, l’iPod Classic a connu une sensible transformation au cours des dernières semaines. Aucune médiatisation pour un tel événement: sans avoir changé en quoi que  ce soit, l’appareil a vu son prix augmenter dans plusieurs pays. Sans raison particulière. En Belgique, il est à 269€. En France, c’est 289. En Allemagne 259. Comment dit-on, déjà? Ah oui, « marché unique »…

iOS 6: c’est pour demain!

C’est à partir de demain, mercredi 19 septembre, que chacun pourra télécharger iOS 6 tant pour iPad que pour iPhone et iPod touch.

Apple présente en détails la liste des améliorations permises par cette nouvelle version du système d’exploitation sur cette page.

Qu’en retenir d’essentiel?

Il y a d’abord Maps. Symbole de la rupture avec Google, cette nouvelle application de cartographie exploitera les données fournies par TomTom et permettra de survoler certaines villes en 3D.

Existant jusque-là en version Beta, Siri pourra être exploité sur la dernière génération d’iPad (pas le 1 et le 2, la cinquième génération diPod touch et les iPhone 4S et 5. L’outil de commande vocale, peu abouti à sa sortie, devrait permettre un bien plus grand nombre de commandes… et de façon bien plus efficace.

Ping étant bel et bien enterré, Apple a choisi de favoriser l’intégration de Facebook. Il va devenir possible de partager une photo directement au départ de l’application Appareil photo ou de la photothèque Photos, tout en indiquant sa localisation via Maps.

Avec Share Photo Stream, il suffira d’ouvrir Photos, d’y sélectionner une image, puis de cliquer le bouton « Partager » avant de sélectionner tel ou tel contact et il ou elle la recevra. Pour les adeptes d’iCloud, l’image arrivera directement dans l’application Photos (sur appareil iOS) ou dans iPhoto (Mac).

Parmi les nouvelles fonctionnalités d’iOS 6, Passbook est peut-être la plus intrigante: elle va permettre de conserver des tickets de concert, des billets d’avion ou des réservations d’hôtel sur votre appareil iOS sans devoir les imprimer.

Depuis la présentation de Facetime, on se demandait quand on pourrait se libérer de la contrainte qui en limitait l’usage aux réseaux Wi-Fi. C’est fait: avec iOS 6, vous allez pouvoir vous lancer dans des séances de vidéoconférence via le réseau 3G  (avant le 4G, un jour…).

Téléphone, l’application finalement essentielle de l’iPhone, a également été revue. Désormais, en cas d’appel entrant, vous pourrez répondre via un SMS ou mémoriser que vous devez recontacter ledit interlocuteur. Autre possibilité: activer l’option « Ne pas déranger » qui bloquera tous les appels… sauf ceux que vous spécifierez. Comme votre partenaire ou votre contrôleur des contributions. C’est vous qui choisissez.

On est aussi heureux de découvrir une version de Mail revue et simplifiée, qui permet en outre d’établir une liste de contacts importants et facilite l’ajout de photos et/ou vidéos à un courriel.

Safari subit lui aussi une séance de rafraichissement en permettant désormais de sauvegarder des pages Web (et non plus uniquement des liens) dans une liste de lecture  ou en gardant trace des pages visitées via iCloud Tabs: de quoi reprendre sur iPad une lecture entamée sur iPhone, par exemple.

D’autres améliorations sont au menu d’une mise à jour qui est donc attendue demain…

 

Logitech laisse entrer le soleil

Annoncé pour juillet au prix conseillé de 80 euros, le nouveau Wireless Solar Keyboard K760 de Logitech peut être couplé (via Bluetooth) aussi bien à un iPad qu’à un iPhone ou même à un Mac.

Ce clavier sans fil dispose en effet des touches spécifiques à l’univers Mac : Commande, Luminosité, Ejecter, etc. Les touches sont annoncées comme « incurvées », pour une « saisie agréable et silencieuse, bien plus rapide et précise qu’avec le clavier virtuel affiché à l’écran » (sous-entendu: de l’iPad ou de l’iPhone).

Outre le fait qu’il puisse s’associer à plusieurs équipements (son appairage avec l’un ou l’autre s’effectue via une simple pression sur un bouton), ce nouveau clavier de Logitech joue la carte du développement durable. Il est conçu sans PVC, présenté dans un emballage entièrement recyclable et alimenté par énergie solaire. Tout éclairage, à faible luminosité ou émis par une lampe, en intérieur ou en extérieur, suffirait à le charger. Logitech précise que, « en charge complète, ce clavier bénéficie d’une autonomie d’au moins trois mois, même dans l’obscurité (pour une utilisation moyenne de huit heures par jour) ».

Et maintenant, jouez!

Pour la plupart, nous utilisons une tablette afin de consulter du contenu: surfer sur le Web, mettre à jour son statut Facebook, lire journaux livres et magazines, regarder des films sur YouTube ou des photos, consulter son agenda ou son solde bancaire,… Et puis, il y a les jeux. Les classiques et les autres. Un marché qui n’en finit pas de prendre du volume. En avril 2011, Google avait publié les résultats d’une enquête menée auprès de 1400 utilisateurs de tablettes américains. 84% d’eux avaient indiqué qu’ils utilisaient notamment leur tablette pour jouer. Un pourcentage plus élevé que la recherche d’information (78%), le courrier électronique (74%) ou la lecture d’actualités (61%).

Juniper Research vient de publier une nouvelle étude. 41 pages pour tout savoir sur le marché du jeu mobile. Il vous en coûtera un peu plus de 2.000 euros pour la découvrir intégralement, mais voici quelques éléments à en retenir.

Rappelons tout d’abord que le marché mondial des tablettes, qui représentait 17,6 millions d’unités en 2010 et 55,2 millions en 2001, devrait se situer entre 120 et 150 millions d’unités en 2013. L’iPad, à lui seul, devrait s’écouler à environ 60 millions d’exemplaires cette année. Ce chiffre tient bien évidemment compte à la fois de l’iPad 2 et du « Nouvel iPad » qui démarre sa carrière commerciale aujourd’hui en Belgique, via Mobistar.

Le point le plus spectaculaire de l’étude concerne probablement la taille du marché. Selon Juniper Research, le chiffre d’affaires du jeu sur tablette devrait passer de 491 millions de dollars l’année dernière à 3,1 milliards de dollars en 2014. Et, en 2016, il devrait représenter un tiers d’un marché « mobile » qui vaudrait alors plus de 18 milliards de dollars…!

Un tiers du gâteau, c’est une part plus petite que celle dédiée aux smartphones. Logique: un jeu pour tablette coûte souvent plus que son équivalent pour smartphone. Et l’arrivée de l’écran Retina Display sur la troisième génération d’iPad pourrait amplifier cette différence.

On notera aussi que, selon l’étude de Juniper Research, on n’est plus du tout, avec les tablettes, dans l’esprit « vite une partie de mon jeu favori pour tuer le temps pendant que j’attends mon tour chez le dentiste ». Cela, c’était bon pour le Nokia d’il y a quelques années. Aujourd’hui, on serait beaucoup plus dans la tendance du jeu « casual » auquel on ne se consacre que lorsqu’on l’a décidé et qu’on est prêt à lui accorder son temps sans trop se fixer de limite. Le concept d’Angry Birds s’inscrit dans cette approche. Une autre tendance mentionnée par le bureau d’études a trait à la popularité croissante des « jeux sociaux »: ceux qui cherchent à vous faire impliquer vos relations sur Facebook dans la partie.

RIM lance le PlayBook. Non, iPad, t’es pas tout seul…

En terme d’ordinateur, les concurrents d’Apple ont souvent eu beau jeu de souligner leurs prix, plus abordables. Du côté des tablettes, ce n’est pas le cas. Ayant « lancé » le marché, l’entreprise californienne a pu profiter de ses volumes de production pour obtenir des prix que les concurrents ne peuvent proposer, du moins pour l’instant. Ce changement de donne – souligné par l’actuel bradage du TouchPad et les rumeurs venant de chez Amazon:de futures tablettes sensiblement moins chères – se traduit par un paysage au sein duquel Apple n’a pas de peine à se distinguer même si la compétition existe. Le problème, c’est qu’elle ne semble pas disposer des bonnes armes. Il faut un nom, de la qualité, de l’originalité, une grande facilité d’usage, un design réussi, un choix d’applications et l’éco-système qui l’entoure. Peu de concurrents de l’iPad peuvent prétendre jouer dans cette division. Research In Motion s’affirme candidat. Avec ses moyens et un profil atypique, l’entreprise canadienne connue pour les smartphones BlackBerry, a lancé le PlayBook. Découverte.

Be different, sauce canadienne
Plutôt que de chercher à concurrencer Apple avec un clone, les gens de Research In Motion ont préféré jouer la carte de la différence. De plusieurs façons. Le premier aspect de distinction concerne les dimensions: le PlayBook est nettement plus petit que l’iPad. 13 x 19,4 cm contre 18,5 x 24,1 cm.
Curieusement, ce format plus réduit s’accompagne d’une épaisseur un rien plus importante. Peu importe: l’objet se transporte aisément, même si son poids (±425 gr.) ne permet pas de le glisser dans une poche. Fournissant une agréable impression de solidité, très pur dans son design, le PlayBook joue la carte de la simplicité. Trop, peut-être. Mais il est vrai que le public auquel il s’adresse n’est pas habitué aux fantaisies ou effets. Et ce public est avant tout professionnel. C’est là que se niche la plus surprenante bizarrerie du PlayBook.

A l’origine, les smartphones BlackBerry visaient spécifiquement le milieu des entreprises. Depuis quelques années, se voyant scandaleusement copié par la plupart des grands acteurs du GSM (Nokia, Samsung,…), le fabricant canadien tente de s’ouvrir au grand public. On aurait pu penser que sa tablette serait pour lui un moyen d’amplifier cet effort. Mais de façon presque incompréhensible, les Canadiens de Research In motion ont choisi de ne permettre au PlayBook de se connecter au Web via 3G que par l’intermédiaire d’un téléphone BlackBerry (en activant la procédure BlackBerry Bridge). Si vous ne disposez pas de ce dernier, vous devrez vous contenter des accès par Wi-Fi. En un mot comme en cent, alors que tous les concurrents d’Apple s’arrachent les cheveux pour trouver le moyen d’élargir leur (maigre) part de marché, RIM a choisi de limiter drastiquement le sien: il sera à trouver parmi les seuls utilisateurs de BlackBerry. D’accord, on en compte plusieurs millions dans le monde. Mais cela reste singulièrement limité par rapport au marché qu’Apple peut se permettre de convoiter.

Avoir un compagnon…
Côté positif, on soulignera la présence d’une suite bureautique compatible Microsoft Office et la facilité du système pour mémoriser un nouveau compte mail sur le BlackBerry. Par contre, c’est sur ce dernier qu’est géré le calendrier et le fichier des contacts. Ce qui souligne son aspect indispensable. En un mot comme en cent, le PlayBook est un compagnon du BlackBerry. C’est d’autant plus regrettable que le PlayBook dispose d’arguments. A commencer par une sécurisation des données de niveau supérieur ou une connectique intégrant un port mini-USB et un port mini-HDMI. On pourrait aussi évoquer la compatibilité Flash du navigateur. L’écran est évidemment tactile, mais le cadre qui l’entoure l’est aussi. Pour certaines commandes – affichage du menu, de la barre d’état ou de l’écran d’accueil – il faut donc s’habituer à démarrer le geste depuis un point du cadre avant de déplacer le doigt sur ou à travers l’écran. Ce dernier, multitouch, affiche une résolution de 1024 x 600 pour un format 16:9.

Le magasin manque de stock
Le PlayBook tourne sous BlackBerry Tablet OS, un puissant système d’exploitation multitâche dérivé de QNX, qu’on retrouvera dans la prochaine génération de smartphones BlackBerry. Il assure une gestion efficace, à l’image des possibilités de synchronisation avec un PC (Windows ou Mac OS X): le transfert de fichiers est aisé (par simple drag’n drop ou via un logiciel maison). Comme les autres tablettes, le PlayBook permet la lecture de magazines, de livres, de films et de musique. Dans l’attente du service dédié à cette dernière – son annonce n’a pas encore été officialisée, mais… -, les utilisateurs peuvent utiliser le magasin en ligne britannique 7digital. L’aspect « magasin » constitue l’une des principales faiblesses du PlayBook. Encore bien jeune, il est vrai, le BlackBerry App World fait pâle figure à côté de l’App Store d’Apple, d’autant que plusieurs des rares applications disponibles souffrent d’un aspect trop peu fini.

L’un des atouts du PlayBook est d’être multitâche. Et c’est un « vrai » multitâche: on peut jouer de la musique tout en faisant autre chose. Et même… plein de choses. Tout à leur joie d’avoir réussi cette impressionnante performance, les ingénieurs de RIM ont cependant oublié que certains utilisateurs pourraient apprécier de se voir rappelés que telle et telle applications fonctionnent: même si le système d’exploitation est prévu pour et gère fort bien l’ensemble sans souffrir au niveau de la fluidité, on aurait aimé un système qui permettrait d’éviter de se retrouver parfois avec une kyrielle d’applications ouvertes.

On notera encore que, peut-être plus encore que chez Apple, il vaut mieux recharger la batterie de la tablette avec le chargeur plutôt que via le port USB de l’ordinateur. A moins d’avoir le temps, beaucoup de temps…

Au niveau du prix, la version 16 GB est à 499€. Rajoutez 100€ pour la version 32 GB. Pour le top (64 GB), vous devrez débourser 699€, tva comprise.

Vivement le 2!
Au final, on est perplexe. Research In Motion a réussi un appareil émaillé de facettes positives, sinon passionnantes… malheureusement court-circuitées par d’étranges choix. Inutile d’envisager l’acquisition d’un PlayBook sans s’équiper d’un BlackBerry. Et même alors, l’enthousiasme ne sera pas forcément au rendez-vous. On a une nouvelle fois ce sentiment désagréable de découvrir un produit lancé sur le marché avant son heure. Avant qu’il ait pu être peaufiné. Oui, bien sûr, il y avait urgence: il fallait être présent sur le terrain face à l’iPad, pour prendre place parmi les concurrents. Mais lancer un enfant dans la vie sans lui en avoir appris les règles n’est pas le meilleur service que l’on puisse lui rendre. Le PlayBook 2 – s’il voit le jour… – devra impérativement appliquer une philosophie plus proche de celle de la firme à la pomme. Le potentiel est là, reste à le mettre en forme.

Logitech revient au clavier

Voici un peu plus d’un mois, Logitech annonçait la sortie d’un clavier pour iPad développé avec Zagg. On apprend aujourd’hui qu’il sera commercialisé chez nous courant juin au prix de 99,99€.

Mais Logitech ne s’arrête pas là. L’entreprise mettra aussi sur le marché le mois prochain le Logitech Tablet Keyboard (photo), utilisable avec iPad (iPad 1 et iPad 2) et Android.

Sous réserve d’avoir pu l’essayer, ce concept sous Bluetooth nous semble plus séduisant, même si on attend toujours le fabricant qui parviendra à développer un clavier combiné à une souris (oui, on est difficile…).

Ce système combine un support et un clavier – chez nous, il sera proposé en version Azerty – équipé de touches de contrôle pour le son et les contenus multimédias. Ils permettent de lancer la lecture, de mettre en pause ou encore de régler le volume.

L’objet, de 612 grammes, sera commercialisé au prix de 59,99 euros.

Seagate offre de la mémoire à l’iPad

Vous êtes à l’étroit dans les 64 GB de votre iPad? Et si on vous en rajoutait 500 GB? Comme ça, presque d’un coup de baguette magique?

Science fiction? Que nenni: le produit existe là, aujourd’hui (oui, bon, presque: d’ici quelques semaines): c’est le GoFlex Satellite Mobile Wireless Storage de Seagate.

Soyons précis: il n’existe pas de moyen d’augmenter la mémoire Flash interne qui équipe votre iPad (iPad 1 ou iPad 2). L’originalité de l’idée de Seagate, c’est d’avoir produit un disque dur externe accessible sans fil: il possède une batterie rechargeable (autonomie de 5 heures) et se connecte via Wi-Fi. Mieux: l’engin peut « streamer » vers un maximum de trois appareils (pas uniquement des iPad, même si Seagate a clairement conçu ceci pour les utilisateurs de la tablette d’Apple, mais aussi l’iPhone et l’iPod Touch). L’appareil, qui est fourni avec un chargeur de voiture pourrait donc permettre à des enfants de regarder en même temps des programmes vidéo différents pour autant qu’ils disposent chacun d’un appareil compatible Wi-Fi.

Seagate annonce un prix de vente de 200 dollars pour un appareil qui sera notamment proposé à la vente aux Etats-Unis par Bestbuy.com et Amazon.com.

Ce prix pourrait d’ailleurs en interpeller certains: ne serait-il pas plus intéressant d’acquérir un iPad de 16 GB et le GoFlex Satellite de Seagate (479 euros + 200 dollars) plutôt que l’iPad de 64 Gb (679€)? Dans le premier cas, il faudra emmener avec vous un boîtier supplémentaire de 267 grammes mesurant 120 x 88 x 32mm. Mais vous bénéficierez d’un total de 516 GB de mémoire…

 

Tension après poids

Après le pèse-personne connecté à Internet, Withings avait annoncé au début de l’année la sortie d’un tensiomètre branché sur appareils iOS. Il est là!

Connecté sur un iPad (ou un iPhone ou un iPod Touch), le tensiomètre de Withings mesure la pression artérielle et sauvegarde les mesures avec mention des dates, heures et calculs de la moyenne. Le message officiel précise que « les données sont enregistrées et préservées sur l’espace sécurisé en ligne de l’utilisateur. Ce dernier accède via l’iPhone ou tout écran connecté à une interface ergonomique où il retrouve ses mesures et en suit l’évolution grâce à des courbes dessinées automatiquement, suivant les codes couleurs recommandés par l’OMS« .

Le tensiomètre Withings est disponible au prix de 138 € (livraison en Belgique comprise) sur www.withings.com. Il suffit ensuite d’installer sur son iPad (ou iPhone ou iPod Touch) l’application Withings, disponible sur l’App store. Elle est gratuite.

iPad 2: le test

Impossible, sans avoir eu la possibilité de l’utiliser (on n’a pas dit voir ou toucher, mais utiliser: la nuance est importante!) de prendre conscience des atouts de l’iPad. Ils permettent d’apprécier la terminologie utilisée par Steve Jobs quand il parle d’une « ère post-PC ». Certes, il s’agit là d’un discours marketing, mais la réalité du marché et la « cannibalisation » réalisée au détriment des netbooks, notamment, démontrent son exactitude, fût-elle passagère. Voilà des années que le concept de tablette informatique existe, mais personne n’avait réussi à en faire un succès. Celui de l’iPad (et celui de l’iPhone, bien sûr) restera dans l’Histoire comme une sorte de tsunami qui aura emporté avec lui Nam Yong, le PDG de LG Electronics, Olli-Pekka Kallasvuo, numéro un de Nokia et, pas plus tard que jeudi, Gianfranco Lanci, PDG de Acer.

Il existe aujourd’hui un si grand nombre de produits concurrents qu’il est impossible de pouvoir les essayer tous. Mais, le jour où Steve Jobs a dévoilé l’iPad 2, l’iPad 1 restait inégalé si on doit le comparer à tous ceux que nous eu la possibilité d’avoir en main (et ça en fait quelques-uns!). La première génération de la tablette d’Apple n’était pas parfaite? Cela va sans dire. Certaines de ses lacunes étaient majeures? On ne peut qu’être d’accord. Reste l’impression globale lors de la prise en main, lors d’une utilisation réelle. Et là, il n’y a pas photo: aucune tablette ne pouvait prétendre à égaler l’iPad.

C’est dans ces circonstances que Steve Jobs a présenté la deuxième génération. Elle n’est pas révolutionnaire. On pourrait dire « on ne change pas une formule qui gagne », mais il faut replacer cela dans un contexte stratégique: pour Apple, il est plus important d’imposer son produit comme la référence afin qu’il devienne le standard de facto (comme l’iPod voici quelques années), plutôt que de se lancer dans une course éperdue au renouveau technologique, avec tout ce que cela implique au niveau des prix (donc de ventes limitées) et de marge de manœuvre offerte à la concurrence pour rattraper son retard.

En réalité, le principal atout de l’iPad 2 n’a presque pas été souligné: c’est son prix. La tablette n’est pas donnée, certes, mais au vu des technologies employées, de la qualité du produit fini, de la puissance des composants utilisés, on aurait pu s’attendre à une augmentation du prix par rapport à la première génération. C’est le contraire qui s’est produit. D’accord, la différence est minime. Mais elle permet à Apple d’offrir plus que ses concurrents… souvent pour moins cher.

La question « Faut-il profiter des prix à la baisse de l’iPad 1 ou foncer sur l’iPad 2 » n’aura bientôt plus de raison d’être: il apparaît que les stocks de première génération disparaissent rapidement des rayons et il ne seront pas remplacés. Le seul choix portera bientôt sur la version de l’iPad 2: blanc ou noir, Wi-Fi ou Wi-Fi et 3G, 16, 32 ou 64 Go? Ou, si l’on regarde l’aspect prix, plutôt 479€ ou plutôt 799?

Pour la capacité mémoire, tout dépend évidemment de l’utilisation que chacun fait de l’appareil, mais 32 Go nous paraît être un bon compromis pour disposer de suffisamment de place pour sa musique, ses photos, ses vidéos, ses livres et, last but not least, ses applications. Pour le choix entre Wi-Fi seul ou Wi-Fi et 3G, le second est recommandable si vous vous déplacez avec votre tablette. Il faut alors prévoir de prendre un abonnement auprès de l’un de nos opérateurs. Si le réseau qu’il utilise (celui de Base) n’est certainement pas le plus performant chez nous, on recommande l’abonnement data proposé par Mobile Vikings. Il offre un volume de téléchargement plus que respectable (2 GB) pour un prix inférieur (12€) à celui de Proximus ou Mobistar, mais attention: il ne permet pas une exploitation hors de nos frontières.

Du 1 au 2
Les différences essentielles entre l’iPad 2 et le 1 tiennent en quelques mots: plus léger, plus fin, plus de puissance, 2 caméras (on passera sur le positionnement un peu moins pratique des connecteurs et bouton d’allumage: probablement le prix à payer pour bénéficier de l’agréable gain en terme de finesse)). C’est bien,… mais c’était aussi un minimum. C’est d’ailleurs ce qui permet l’éclosion de rumeurs évoquant l’arrivée d’un iPad 3 d’ici quelques mois. Comme toujours dans le cas d’Apple, on ignore totalement si elles reposent sur une quelconque base fondée. Reste que, du côté des regrets, on espérait que l’iPad 2 bénéficierait, comme l’iPhone 4, d’un écran Retina Display. Apple devra travailler sur ce point pour la suite: l’iPad offre une résolution de 1024 x 768 qui se traduit par 132 pixels par pouce alors que le Xoom de Motorola en offre 150. Avec Retina Display, l’iPhone 4 écrase la concurrence: 326 pixels par pouce! Autre point de regret: le haut-parleur n’est pas meilleur (ni moins bon) et il ne délivre qu’un son mono, raisonnablement puissant. Bien sûr, en utilisant des écouteurs, on bénéficie alors d’un son stéréo, d’assez bonne facture.

Même si elle ne semble pas importante, la cure d’amaigrissement dont a bénéficié l’iPad 2 se sent dès la prise en main: l’appareil est plus agréable à manipuler. C’est le cas pour sa finesse, mais surtout pour son poids: si vous utilisez la tablette pour lire journaux et plus encore livres, vous allez apprécier!

L’un des plus gros manquements de l’iPad première génération avait trait à l’absence de caméra. Apple a corrigé le tir et intègre ici deux caméras: l’une frontale (pour de la vidéophonie, avec FaceTime), l’autre à l’arrière (pour prendre des photos ou filmer). Même si la présence de Photo Booth apporte une solide dose de bonne humeur et de possibilités, force est de reconnaître que nous avons été plutôt déçus par les performances des deux capteurs. Les résultats ne sont pas mauvais, mais on espérait mieux.

L’autonomie de l’iPad 2 ne semble pas avoir souffert du passage à ce processeur plus puissant: après une semaine d’utilisation plutôt intensive, on est globalement fort proche des 10 heures dont parle Apple. C’est plus que beaucoup des concurrents.

Le processeur A5: quelle puissance!
Au vu de la facilité avec laquelle il semble se jouer de toutes les difficultés, le nouveau processeur A5 devrait constituer un atout majeur de cette deuxième génération de tablette d’Apple. La démonstration est limpide avec GarageBand, iMovie et peut-être plus encore avec un jeu de type FPS comme N.O.V.A. 2: waouw! Si, dans ces conditions, Apple se positionne clairement – bien que toujours discrètement – comme un quatrième acteur sur le plan du jeu vidéo, aux côtés de Sony, Nintendo et Microsoft, on notera surtout l’impressionnante ouverture que le processeur représente.

L’iPad 2 ne semble peut-être être qu’une évolution, mais elle pourrait ne révéler sa véritable identité qu’au cours des prochaines semaines, des prochains mois. Et elle permet en tout cas à Apple de rester loin devant la concurrence. Jusqu’à nouvel ordre.

Sale temps pour la concurrence

24 heures après la présentation de l’iPad 2, il est l’heure de se repencher sur l’annonce et ce qu’elle implique.

La nouvelle génération de la tablette d’Apple ne constitue pas une révolution, mais une évolution intelligente et – sur papier, en tout cas – suffisamment intéressante pour maintenir l’avance que possède l’entreprise californienne sur ses concurrents.
On retrouve un peu le même type de stratégie que celle que l’on a connu avec l’iPhone. Avec la différence que, ici, Apple a choisi de ne pas maintenir l’iPad (le 1) dans sa gamme: les stocks actuels, déjà limités, ne devraient pas être renouvelés.

On retiendra aussi de l’intervention de Steve Jobs son insistance à parler d’une « ère post-PC ».

Et on notera que le moment choisi pour l’annonce ne se contente pas de suivre de quelques jours à peine le début de la commercialisation du Motorola Xoom aux Etats-Unis: l’iPad 2 arrivera sur le marché un mois avant le PlayBook de Research In Motion (BlackBerry). Ce dernier ne sera lancé que le 10 avril. Déjà affaibli sur la ligne de départ par plusieurs faiblesses majeures etsouffrant d’une bibliothèque d’applications sans commune mesure, le PlayBook espérait pouvoir s’emparer du marché business. Pas de chance pour RIM: ce secteur-là aussi cède de plus en plus aux charmes de l’iPad. Et ce n’est pas ce mois de retard qui va arranger les choses.

Loin de nous l’idée de « tuer » le PlayBook avant sa naissance, mais s’il réussit malgré ses handicaps, c’est qu’il a du Mac Gyver dans les veines!

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