Category: Research In Motion

Chiffres et stratégies

La déception de certains analystes par rapport aux derniers résultats trimestriels d’Apple ne laisse de surprendre, d’autant que l’engouement des développeurs, lui, ne faiblit pas: on relève aujourd’hui 650.000 applications pour appareils iOS dont 250.000 dédiées à l’iPad. Il est vrai qu’Apple a reversé pas moins de 5,5 milliards de dollars aux développeurs pour le 2e trimestre: ce n’était « que » 4 milliards au cours du premier.

Dans un rapport publié mercredi, Strategy Analytics indique que la part de marché d’Apple dans le secteur des tablettes a encore progressé. Elle serait passée de 62 à 68%. Un résultat d’autant plus impressionnant que, dans le même temps, les ventes mondiales (toutes marques confondues) auraient augmenté de 14,9 millions d’exemplaires (2ème trimestre 2011) à 24,9 millions.

D’une année à l’autre, Android aurait maintenu sa part du gâteau: 29%. Un même pourcentage d’un marché en pleine croissance: il se serait vendu 7,3 millions de tablettes tournant sous Android

Les grands perdants seraient à trouver du côté de Microsoft et de RIM (BlackBerry). Bien sûr, du côté du premier, on base énormément d’espoir sur l’arrivée de Windows 8 et de la tablette Surface: Microsoft reconnaît cependant que cette dernière risque le positionner en concurrence des fabricants comme Acer, Asus et autres. A l’image de HP, ils pourraient être tentés de bouder cette plateforme.

 

 

PlayBook bradée

Cela sent la fin, pour la BlackBerry PlayBook.

Après l’opération – suicidaire? – annoncée aux Etats-Unis voici peu, la tablette de Research In motion est proposée « pour une durée très limitée » à 50% sur le site français de vente en ligne Rue Du Commerce.

249 € pour la version 16 GB (les autres versions ne sont pas concernées, du moins pour le moment). Une « bonne affaire », selon Rue Du Commerce. A vous de juger.

Rappelons que cette tablette n’est que Wi-Fi. Pour se connecter au réseau 3G, elle doit impérativement passer par un smartphone, et pas n’importe lequel: un BlackBerry.

Reste que cette série de soldes n’est vraiment pas de nature à rendre confiance au consommateur quant au futur du fabricant canadien. Cela vaut d’abord pour les tablettes, bien sûr, mais aussi, plus largement, pour l’entreprise dans son ensemble. On espère pour elle que son lieu d’établissement, Waterloo (Ontario), ne constituera pas un mauvais présage.

De qui se moque BlackBerry?

En dépit de qualités réelles, la tablette BlackBerry PlayBook (de Research In Motion) n’est pas un succès commercial. Confrontée à des stocks qui ne s’écoulent pas et menacent ses résultats financiers, l’entreprise canadienne a donc pris le taureau par les cornes: elle vient d’annoncer une baisse de prix immédiate.

La version 16 GB, vendue jusque là 499 dollars est désormais proposée à 299 dollars. La version 32 GB, voit quant à elle son prix passer de 599 à… 299 dollars. Et le modèle 64 GB chute quant à lui de 699 à… 299 dollars.

Le même prix pour chacune des trois versions? C’est à se demander si RIM prend ses clients pour des crétins finis! Surtout que, depuis quelques semaines, le modèle 16 GB est déjà proposé par plusieurs magasins américains au prix de… 199 dollars.

L’absurdité de l’approche ne s’arrête pas là.

Les prix évoqués ci-dessus concernent le marché américain. Si une entreprise ou un consommateur européen devait vouloir s’offrir la tablette BlackBerry PlayBook, il ou elle continuerait à payer le prix fort: de 499 à 699 euros.

S’il y a une réflexion commerciale réfléchie derrière tout ça, nous ne demandons qu’à l’entendre. Car pour nous, cela évoque furieusement une fuite désespérée et un manque de respect criant du consommateur.

On se demande ce qu’en diraient Moody’s et autres Standard & Poor’s…

Ventes de tablettes: hier, aujourd’hui et demain

Apple devrait continuer à dominer le marché des tablettes tout au long de l’année prochaine même si le nombre de concurrents aura pour effet de réduire sa part de marché.
Voilà, en substance, ce que l’on peut conclure des derniers chiffres communiqués par Canaccord Genuity.

Au total, le bureau d’études prévoit pour cette année des ventes mondiales de tablettes (toutes marques confondues) un peu supérieures à 60 millions d’unités (pour 18,1 millions en 2010).

La progression devrait se prolonger en 2012 avec des ventes atteignant les 102 millions d’unités.

Apple resterait largement en tête l’année prochaine avec 58,8 millions d’iPad devant Samsung (10 millions de tablettes) et Amazon (5 millions).

Dans ce marché en croissance, la part d’Apple passerait de 82% en 2010 à 57% en 2012, la plupart des autres concurrents (Samsung excepté) grappillant de 1 à 5%.

On notera l’apparition de Nokia avec 3% du marché en 2012 alors que, à ce stade, l’entreprise finlandaise , n’a pas encore annoncé d’appareil. La porte a cependant été entrouverte par le PDG de Nokia au terme du récent Nokia World qui s’est tenu à Londres. Reste que si l’information se confirme, elle devrait intervenir lors du lancement de Windows 8… qui n’est pas attendu à ce stade avant le dernier trimestre de l’année prochaine.

On retiendra aussi que de grands noms comme Toshiba et plus encore Sony ne sont – au mieux – repris que dans « Others » (« Autres), ce qui, ici, signifie une part de marché inférieure à 1%.

Guerre des tablettes, guerre des OS

L’actualité des tablettes, c’est d’une part l’annonce par Apple des chiffres de vente de l’iPad au cours du dernier trimestre, mais c’est aussi les annonces de Samsung et Google, d’une part, de Research In Motion, d’autre part.

11,2 millions d’iPad vendus entre le 1er juillet et le 30 septembre, c’est une progression de 166 %. Et un chiffre qui tombe alors que Google vient d’annoncer que les entreprises soutenant Android – en tout ou en partie – avaient vendu un total de 6 millions de tablettes… depuis le début. Ceci démontre à quel point, contrairement à celui des smartphones, le marché des tablettes reste aujourd’hui dominé par le produit d’Apple. Mais les choses pourraient changer, ici aussi.

Très tôt ce matin (heure de Bruxelles), Google a dévoilé à Hong Kong la première version d’Android unifiée pour smartphones et tablettes. On ne parlera plus, désormais, de « Ice Cream Sandwich », mais d’Android 4.0. A ce stade, on ignore encore qui et quand sortira la première tablette basée sur ce nouvel OS (Samsung a présenté un premier smartphone, le Galaxy Nexus). Mais il ne serait pas surprenant qu’elle vienne de Samsung: le géant coréen a d’ailleurs participé à la même présentation que Google pour présenter le Galaxy Nexus, un smartphone sous Android 4.0… qui reprend plusieurs caractéristiques évoquées maintes fois par les rumeurs pour équiper l’iPhone 5: 4G (LTE), NFC,…

iOS 5, Android 4.0…: les utilisateurs ne pourront que profiter de cette concurrence entre deux systèmes qui tendent déjà à se ressembler.

Et bien sûr, ces deux OS ne sont pas les seuls. En 2012, il y aura aussi Windows 8 et…BBX. Research In Motion a en effet choisi le même moment que Google et Samsung pour dévoiler une nouvelle version du système d’exploitation de ses appareils mobiles. Quelques jours à peine après une panne gigantesque qui a perturbé ses utilisateurs partout dans le monde, le fabricant canadien a présenté « une plateforme unifiée pour le monde entier: les téléphones, les tablettes et des millions d’appareils connectés que nous utilisons tous les jours ». BBX s’appuie sur le QNX utilisé par le PlayBook. Les premiers appareils tournant sous BBX devraient sortir au cours du premier semestre 2012. L’action de Research In Motion a perdu plus de la moitié de sa valeur en un an.

RIM va-t-il lâcher le PlayBook?

Des rumeurs persistantes évoquent une baisse sensible du prix de la tablette PlayBook de RIM, dont les ventes ont été loin de rencontrer les espoirs de l’entreprise canadienne. Au cours du deuxième trimestre de son année fiscale, Research In Motion n’aurait écoulé que 200.000 PlayBook, loin des 490.000 voire 700.000 escomptés. Et loin des 500.000 unités écoulées lors des trois mois précédents. Peut-être rapides sur la balle, certains en concluent qu’un scénario à la TouchPad est désormais tout à fait envisageable: un abandon pur et simple de ce concept – boiteux à plus d’un titre: nom peu professionnel et surtout nécessité de posséder un BlackBerry pour surfer via 3G  – au terme d’une opération de liquidation.
On n’en est pas là. Mais les réductions de prix successives opérées sur le marché nord-américain sont négatives tant pour ceux qui ont déjà fait l’achat (sentiment logique: « On s’est fait avoir! ») que pour ceux qui l’envisagent (« Pourquoi diminuent-ils déjà le prix? Un nouveau modèle est sur les starting-blocks? Il vaut peut-être mieux attendre… »).

Reste la dure réalité des chiffres. Pendant que Research In Motion vendait une tablette PlayBook, Apple aurait vendu… 46 iPad. Pire pour l’entreprise canadienne: depuis le début de l’année, les ventes de ses smartphones subissent une forte diminution. Chez RIM, certains seraient tentés de laisser tomber le marché des tablettes pour se concentrer sur l’activité première de RIM: le BlackBerry. A suivre.

RIM lance le PlayBook. Non, iPad, t’es pas tout seul…

En terme d’ordinateur, les concurrents d’Apple ont souvent eu beau jeu de souligner leurs prix, plus abordables. Du côté des tablettes, ce n’est pas le cas. Ayant « lancé » le marché, l’entreprise californienne a pu profiter de ses volumes de production pour obtenir des prix que les concurrents ne peuvent proposer, du moins pour l’instant. Ce changement de donne – souligné par l’actuel bradage du TouchPad et les rumeurs venant de chez Amazon:de futures tablettes sensiblement moins chères – se traduit par un paysage au sein duquel Apple n’a pas de peine à se distinguer même si la compétition existe. Le problème, c’est qu’elle ne semble pas disposer des bonnes armes. Il faut un nom, de la qualité, de l’originalité, une grande facilité d’usage, un design réussi, un choix d’applications et l’éco-système qui l’entoure. Peu de concurrents de l’iPad peuvent prétendre jouer dans cette division. Research In Motion s’affirme candidat. Avec ses moyens et un profil atypique, l’entreprise canadienne connue pour les smartphones BlackBerry, a lancé le PlayBook. Découverte.

Be different, sauce canadienne
Plutôt que de chercher à concurrencer Apple avec un clone, les gens de Research In Motion ont préféré jouer la carte de la différence. De plusieurs façons. Le premier aspect de distinction concerne les dimensions: le PlayBook est nettement plus petit que l’iPad. 13 x 19,4 cm contre 18,5 x 24,1 cm.
Curieusement, ce format plus réduit s’accompagne d’une épaisseur un rien plus importante. Peu importe: l’objet se transporte aisément, même si son poids (±425 gr.) ne permet pas de le glisser dans une poche. Fournissant une agréable impression de solidité, très pur dans son design, le PlayBook joue la carte de la simplicité. Trop, peut-être. Mais il est vrai que le public auquel il s’adresse n’est pas habitué aux fantaisies ou effets. Et ce public est avant tout professionnel. C’est là que se niche la plus surprenante bizarrerie du PlayBook.

A l’origine, les smartphones BlackBerry visaient spécifiquement le milieu des entreprises. Depuis quelques années, se voyant scandaleusement copié par la plupart des grands acteurs du GSM (Nokia, Samsung,…), le fabricant canadien tente de s’ouvrir au grand public. On aurait pu penser que sa tablette serait pour lui un moyen d’amplifier cet effort. Mais de façon presque incompréhensible, les Canadiens de Research In motion ont choisi de ne permettre au PlayBook de se connecter au Web via 3G que par l’intermédiaire d’un téléphone BlackBerry (en activant la procédure BlackBerry Bridge). Si vous ne disposez pas de ce dernier, vous devrez vous contenter des accès par Wi-Fi. En un mot comme en cent, alors que tous les concurrents d’Apple s’arrachent les cheveux pour trouver le moyen d’élargir leur (maigre) part de marché, RIM a choisi de limiter drastiquement le sien: il sera à trouver parmi les seuls utilisateurs de BlackBerry. D’accord, on en compte plusieurs millions dans le monde. Mais cela reste singulièrement limité par rapport au marché qu’Apple peut se permettre de convoiter.

Avoir un compagnon…
Côté positif, on soulignera la présence d’une suite bureautique compatible Microsoft Office et la facilité du système pour mémoriser un nouveau compte mail sur le BlackBerry. Par contre, c’est sur ce dernier qu’est géré le calendrier et le fichier des contacts. Ce qui souligne son aspect indispensable. En un mot comme en cent, le PlayBook est un compagnon du BlackBerry. C’est d’autant plus regrettable que le PlayBook dispose d’arguments. A commencer par une sécurisation des données de niveau supérieur ou une connectique intégrant un port mini-USB et un port mini-HDMI. On pourrait aussi évoquer la compatibilité Flash du navigateur. L’écran est évidemment tactile, mais le cadre qui l’entoure l’est aussi. Pour certaines commandes – affichage du menu, de la barre d’état ou de l’écran d’accueil – il faut donc s’habituer à démarrer le geste depuis un point du cadre avant de déplacer le doigt sur ou à travers l’écran. Ce dernier, multitouch, affiche une résolution de 1024 x 600 pour un format 16:9.

Le magasin manque de stock
Le PlayBook tourne sous BlackBerry Tablet OS, un puissant système d’exploitation multitâche dérivé de QNX, qu’on retrouvera dans la prochaine génération de smartphones BlackBerry. Il assure une gestion efficace, à l’image des possibilités de synchronisation avec un PC (Windows ou Mac OS X): le transfert de fichiers est aisé (par simple drag’n drop ou via un logiciel maison). Comme les autres tablettes, le PlayBook permet la lecture de magazines, de livres, de films et de musique. Dans l’attente du service dédié à cette dernière – son annonce n’a pas encore été officialisée, mais… -, les utilisateurs peuvent utiliser le magasin en ligne britannique 7digital. L’aspect « magasin » constitue l’une des principales faiblesses du PlayBook. Encore bien jeune, il est vrai, le BlackBerry App World fait pâle figure à côté de l’App Store d’Apple, d’autant que plusieurs des rares applications disponibles souffrent d’un aspect trop peu fini.

L’un des atouts du PlayBook est d’être multitâche. Et c’est un « vrai » multitâche: on peut jouer de la musique tout en faisant autre chose. Et même… plein de choses. Tout à leur joie d’avoir réussi cette impressionnante performance, les ingénieurs de RIM ont cependant oublié que certains utilisateurs pourraient apprécier de se voir rappelés que telle et telle applications fonctionnent: même si le système d’exploitation est prévu pour et gère fort bien l’ensemble sans souffrir au niveau de la fluidité, on aurait aimé un système qui permettrait d’éviter de se retrouver parfois avec une kyrielle d’applications ouvertes.

On notera encore que, peut-être plus encore que chez Apple, il vaut mieux recharger la batterie de la tablette avec le chargeur plutôt que via le port USB de l’ordinateur. A moins d’avoir le temps, beaucoup de temps…

Au niveau du prix, la version 16 GB est à 499€. Rajoutez 100€ pour la version 32 GB. Pour le top (64 GB), vous devrez débourser 699€, tva comprise.

Vivement le 2!
Au final, on est perplexe. Research In Motion a réussi un appareil émaillé de facettes positives, sinon passionnantes… malheureusement court-circuitées par d’étranges choix. Inutile d’envisager l’acquisition d’un PlayBook sans s’équiper d’un BlackBerry. Et même alors, l’enthousiasme ne sera pas forcément au rendez-vous. On a une nouvelle fois ce sentiment désagréable de découvrir un produit lancé sur le marché avant son heure. Avant qu’il ait pu être peaufiné. Oui, bien sûr, il y avait urgence: il fallait être présent sur le terrain face à l’iPad, pour prendre place parmi les concurrents. Mais lancer un enfant dans la vie sans lui en avoir appris les règles n’est pas le meilleur service que l’on puisse lui rendre. Le PlayBook 2 – s’il voit le jour… – devra impérativement appliquer une philosophie plus proche de celle de la firme à la pomme. Le potentiel est là, reste à le mettre en forme.

Le PlayBook arrive

Le PlayBook de Research In Motion (BlackBerry) sera lancé sur le marché belge ce mercredi 13 juillet. Selon le fabricant canadien, cet appareil est « doté d’un design ultra-portable et délivre des performances de pointe, une navigation Web sans compromis avec support d’Adobe® Flash®, un vrai multitâches, un multimédia haute définition, des fonctions de sécurité avancées, la prise en charge immédiate des besoins des entreprises ainsi qu’un environnement de développement robuste ». A ce stade, le prix recommandé reste une inconnue.

Le PlayBook est à la Fnac

Joli coup pour la Fnac, qui propose dès maintenant le PlayBook de Research In Motion.

Trois modèles sont proposés: 16 Gb (499,99€), 32 Gb (599,99€) et 64 Gb (699,99€).

Précision importante: c’est la Fnac France qui propose la tablette cousine du BlackBerry. Sur le (triste) site belge du groupe français, le PlayBook est inconnu…

BlackBerry boude la Belgique

D’ici le 10 juillet, Research In Motion lancera la tablette BlackBerry PlayBook dans 16 nouveaux marchés dont le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas. Mais pas la Belgique.

D’autres pays sont mieux lotis et notamment la Colombie, l’Australie, les Emirats Arabes Unis  et Hong Kong.

Pourquoi l’entreprise de Waterloo (en Ontario, au Canada…) boude-t-elle la Belgique? Notre pays est souvent regardé comme un marché test. Research In Motion y redouterait-elle l’échec? Ce n’est pas impossible. Pour rappel, le 2 février dernier, nous posions déjà la question: Le PlayBook est-il mort-né?

Page 1 of 212»

Right Column Widgets

Welcome to the Right Column for the Evening Shade theme. You can put a variety of widgets in this location and to manage where they are published in your site, you can download the Widget logic plugin.