Category: Acer

Lenovo veut sa part du gâteau belge

Lenovo ideatab A1000A partir de la semaine prochaine, les tablettes Lenovo seront commercialisées en Belgique avec des prix publics démarrant à 129 €: c’est ce qu’il faudra débourser pour s’offrir l’Ideatab A1000 (photo à gauche), une petite tablette Wi-Fi de 7 pouces pesant 340 gr. et plutôt destinée à la consommation de jeux, de musique et de films. Elle tourne sous Android 4.2, offre une résolution de 1024 x 600 et est dotée d’un processeur double-cœur cadencé à 1,2 GHz. La mémoire RAM est de 1 Go.

Parallèlement, le fabricant chinois va lancer chez nous les tablettes Ideatab A3000 (169€) et S6000 (249€).

Il ne s’agit là que d’une partie de l’offensive grand public lancée par Lenovo en Europe. Elle s’accompagne d’Ultrabooks et d’appareils hybrides (Ideapad Miix) tournant soit sous Windows 8, soit sous Android.

Pour rappel, Lenovo (la section belge du site n’est proposée qu’en anglais) est devenu ces derniers mois le numéro un mondial de l’informatique, surclassant ainsi HP, Dell et autres Acer, Asus, Samsung, Apple ou Sony.

Oui, mais…

Infinite Loop AppleComme prévu, Apple a annoncé hier soir un bénéfice trimestriel qui, pour la première fois depuis dix ans, est inférieur à celui du trimestre correspondant de l’année précédente. Il passe en effet de 11,6 à 9,5 milliards de dollars, une diminution de 18%. C’est important. Est-ce dû à la crise économique, à la concurrence des autres marques, à l’absence de nouveauté chez Apple,…? Un peu de tout, probablement. Mais à l’heure où certains pointent un doigt accusateur vers Tim Cook, allant jusqu’à demander sa tête, il faut noter que les ventes d’iPhone ont progressé de 35,1 à 37,4 millions. Et que celles d’iPad ont littéralement explosé: de 11,8 à 19,5 millions. Certes, ce dernier chiffre ne permet pas de connaître la proportion d’iPad et d’iPad mini, mais elle montre à quel point ce qui est toujours aujourd’hui la meilleure tablette du marché continue à susciter l’engouement.
Dans le même temps, Apple a vendu « un peu moins de quatre millions de Mac, à comparer aux 4 millions du même trimestre de l’exercice précédent ». L’entreprise californienne fait donc plutôt mieux que les autres fabricants informatiques qui, dans plusieurs cas, se prennent ces derniers mois une véritable gifle (Acer, HP,…).
Alors, Tim Cook a-t-il vraiment tout faux? On connaît beaucoup d’entreprises qui signeraient des deux mains pour de tels résultats. Mais évidemment, il y a les actionnaires et la concurrence. Même si le cours de l’action est récemment tombé aux environs des 400 dollars alors qu’elle flirtait voici quelques mois encore avec la barre des 700 dollars, Apple a annoncé une augmentation du dividende versé aux actionnaires. Et forte d’un « solde de trésorerie de 145 milliards de dollars », l’entreprise a annoncé hier soir une série d’importantes nouveautés pour l’automne. C’est à ce moment-là, probablement, qu’on pourra « juger » de l’aptitude de Tim Cook et de ses équipes à prolonger la voie tracée par Steve Jobs. Cela veut-il dire qu’on ne découvrira rien avant? Pas sûr. Mais d’ici là, les rumeurs quant à une iTV, une iWatch, un iPhone 5S et de nouveaux Mac ne vont faire qu’amplifier.

Microsoft, Samsung et Sony attaquent, l’iPad domine

Le marché mondial des tablettes devrait dépasser 222 millions d’unités par dès 2016, selon IDC. Un joli gâteau qui suscite beaucoup de convoitises. En lançant prochainement sa Surface, Microsoft entend en revendiquer une part de 30%. Reste à savoir si le vent de fronde soulevé chez les traditionnels fabricants de PC – et notamment Acer – par cette initiative n’en affaiblira finalement pas les effets. Depuis l’annonce initiale de Surface, plusieurs rumeurs évoquent un prix de vente qui pourrait se situer juste sous la barre des 200 dollars. On ne peut l’exclure, mais cela signifierait probablement que Microsoft a choisi de subsidier (traduisez: perdre de l’argent) sur chaque tablette vendue, afin de « s’acheter » une part de marché face à Apple. Certes, cette philosophie a plusieurs fois par le passé été utilisée… dans le secteur du jeu vidéo. Mais on voit mal Microsoft choisir de l’appliquer ici et l’expliquer sereinement à HP, Toshiba, Lenovo, Dell, Acer, Asus, Samsung et consorts.

Reste que, aujourd’hui, selon IHS iSuppli, Apple reste ultra-dominant sur le marché des tablettes avec une part du gâteau au deuxième trimestre encore plus importante qu’au premier: 69,6% pour l’iPad contre 9,2% à Samsung, 4,2% à Amazon et 2,8% à Asus. On notera que ces chiffres ne prennent pas en compte le dernier joujou de Google, la tablette Nexus 7.

Même avec Windows 8, la donne ne devrait pas changer fondamentalement. En juin, IDC considérait qu’Apple détiendrait 62,5% du marché mondial des tablettes à la fin de cette année: une progression de plus de 4% par rapport à la fin 2011. L’arrivée – maintes fois annoncée – d’un « iPad mini » avec un écran de 7 à 8 pouces pourrait permettre à l’entreprise californienne de conforter son leadership en… coupant l’herbe sous le pied de ses concurrents. Si l’on évoque toujours la date du 12 septembre pour l’annonce officielle de ce petit iPad (mais aussi de l’iPhone 5 et probablement d’un nouvel iPod), la date de commercialisation évoquée aux Etats-Unis serait le 21 septembre et le 5 octobre pour les premiers pays européens (France, Royaume-Uni, Allemagne,…).

Même en Chine, l’iPad cartonne: selon China Daily, la tablette d’Apple aurait représenté 72,6% des ventes dans le pays au cours du 2e trimestre: une progression de 20,06% par rapport au 1er trimestre. Le second serait Lenovo, avec 8,38%. Dans le même temps, Samsung aurait vu sa part de marché en Chine diminuer de 7,69% par rapport à la même période de l’an passé: le géant coréen n’aurait que 3,59% du marché chinois des tablettes.

Face à ces données, la très discrète présentation officielle de la tablette Galaxy Note 10.1 de Samsung, hier, aux Etats-Unis, relève presque de l’anecdotique. L’entreprise coréenne semble tellement peu croire à ce produit qu’elle n’a même pas jugé utile d’envoyer un communiqué à la presse, en tout cas en Europe. Certains en concluent que cette présentation ne trouve en réalité sa justification que dans le cadre du procès qui oppose actuellement Samsung à Apple outre-Atlantique: secrètement informée de caractéristiques de l’hypothétique iPad mini, le fabricant coréen aurait cherché à précéder Apple afin de montrer que le copieur n’est pas toujours du côté de Seoul. Rumeur, rumeur,… Reste que le Galaxy Note 10.1 évoque une version agrandie du Galaxy Note: tournant sous Android, il est équipé d’un stylet (S Pen) pour faciliter la prise de notes manuscrites. La première impression de plusieurs sites américains (CNet, Engadget, The Verge,…) est à tout le moins peu enthousiaste.

On notera encore que Sony devrait profiter du salon IFA qui se tiendra à Berlin à partir du 31 août pour dévoiler la Xperia Tablet. Elle serait équipée d’un processeur quad-core Nvidia Tegra 3 et serait proposée en versions 16, 32 et 64 GB.

Chiffres et stratégies

La déception de certains analystes par rapport aux derniers résultats trimestriels d’Apple ne laisse de surprendre, d’autant que l’engouement des développeurs, lui, ne faiblit pas: on relève aujourd’hui 650.000 applications pour appareils iOS dont 250.000 dédiées à l’iPad. Il est vrai qu’Apple a reversé pas moins de 5,5 milliards de dollars aux développeurs pour le 2e trimestre: ce n’était « que » 4 milliards au cours du premier.

Dans un rapport publié mercredi, Strategy Analytics indique que la part de marché d’Apple dans le secteur des tablettes a encore progressé. Elle serait passée de 62 à 68%. Un résultat d’autant plus impressionnant que, dans le même temps, les ventes mondiales (toutes marques confondues) auraient augmenté de 14,9 millions d’exemplaires (2ème trimestre 2011) à 24,9 millions.

D’une année à l’autre, Android aurait maintenu sa part du gâteau: 29%. Un même pourcentage d’un marché en pleine croissance: il se serait vendu 7,3 millions de tablettes tournant sous Android

Les grands perdants seraient à trouver du côté de Microsoft et de RIM (BlackBerry). Bien sûr, du côté du premier, on base énormément d’espoir sur l’arrivée de Windows 8 et de la tablette Surface: Microsoft reconnaît cependant que cette dernière risque le positionner en concurrence des fabricants comme Acer, Asus et autres. A l’image de HP, ils pourraient être tentés de bouder cette plateforme.

 

 

Acer Iconia: même pas peur de Surface!

Si les partenaires traditionnels de Microsoft préfèrent éviter d’évoquer l’annonce de Surface de façon officielle, cela ne les empêche pas de présenter leurs propres futures tablettes. Avec un point d’interrogation général: il concerne la date de lancement. La faute à Microsoft. Désireux de s’octroyer toute l’attention lors de l’annonce, l’entreprise de Redmond se refuse toujours à indiquer la date exacte de lancement de Windows 8. Et ce qui vaut pour le grand public vaut apparemment aussi pour les fabricants de PC et tablettes. A moins qu’ils n’en soient informés mais respectent un embargo sur l’info…

Toujours est-il que Acer commercialisera « après l’été » deux nouvelles tablettes: les Iconia W510 et W700. Dotée d’un écran de 10,1 pouces offrant une résolution de 1366 x 768 pixels, la première devrait proposée chez nous à partir de 600 euros.

Tournant également sous Windows 8, l’Iconia W700 (photo) disposera d’un écran de 11,6 pouces avec une résolution Full HD de 1920 x 1080 pour une épaisseur de 11,9 mm. Cette tablette sera fournie avec une base multi-usages permettant un positionnement  en mode paysage à 70° (lecture) ou 20° (usage tactile). Cette tablette sera équipée de trois ports USB 3.0 et de la technologie Dolby Home Theater. Le prix de départ dans nos régions devrait avoisiner les 900 euros. Pour comparaison, le Nouvel iPad 64 GB en version 3G + Wi-Fi est commercialisé aujourd’hui à 800 euros.

S’il est peu probable que Microsoft brade sa tablette Surface, on peut supposer que les autres fabricants se livreront quant à eux à une guerre des prix. Faut bien remplacer le marché des netbooks qui, chez nous, a accusé au cours des quatre premiers mois de l’année un recul de 42,4% en terme d’unités vendues!

Chez Microsoft, la tablette refait Surface

Voici près de douze ans déjà, Bill Gates avait dévoilé le concept de « tablet computer ». Il s’agissait, en gros, d’un PC portable dont l’écran, tactile, pouvait pivoter sur son axe avant d’être replié sur le clavier portable, offrant ainsi la possibilité de l’utiliser comme bloc-notes électronique. Destiné à l’époque comme un produit d’entreprise, l’objet fonctionnait sous Windows et était fabriqué et commercialisé par les partenaires traditionnels de Microsoft. Le succès ne fût pas au rendez-vous.

Plus récemment – 2008 -, on découvrit un concept baptisé Courier: une tablette dotée de deux écrans de 7 pouces et présentée un peu comme un livret. Malgré (ou à cause…) son originalité, la piste fût abandonnée en 2010, Microsoft précisant alors qu’il n’avait jamais été question d’en faire un produit à commercialiser.

Entretemps, fort d’une maîtrise conjuguée du matériel et du système d’exploitation, Apple a fait de l’iPad le succès que l’on sait. Et les efforts des grands acteurs traditionnels du marché informatique n’ont rien pu faire pour le freiner. Contrairement au marché des smartphones où, aujourd’hui, Android a dépassé iOS en nombre d’appareils vendus, le secteur des tablettes reste archi dominé par l’iPad.

Microsoft a-t-il jugé que les Acer, HP et autres Samsung étaient incapables de développer un concept suffisamment porteur pour concurrencer Apple sur un marché qui, selon IDS, pourrait représenter plus de 222 millions d’appareils d’ici 2016? Steve Ballmer a en tout cas franchi le Rubicon hier soir en présentant la première tablette de Microsoft… même si le logo de cette dernière n’apparaît pas: c’est celui de Windows qui est mis en évidence. Logique: la tablette Surface n’existe que par la grâce de Windows 8, la nouvelle version du système d’exploitation de Microsoft que l’on devrait découvrir au cours des derniers mois de l’année. Reprenant l’interface Metro popularisée initialement par le baladeur audionumérique Zune puis par la dernière génération de Windows Phone, Windows 8 a été conçu dès le départ pour les écrans tactiles et donc notamment pour les tablettes.

Reste que Microsoft est… Microsoft et que l’entreprise n’a jamais privilégié la simplicité de son offre commerciale. On le voit à chaque production de la suite bureautique Office, déclinée en plusieurs versions. C’est également le cas pour le système d’exploitation. La tablette Surface sera proposée en deux versions très proches à première vue – ne serait-ce qu’en raison de la taille d’écran: 10,6 pouces -, mais très différentes en réalité. Microsoft a laissé planer le flou sur plusieurs points.

Surface pour Windows RT visera le grand public. Poussée par un processeur ARM, d’un poids de 676 grammes pour une épaisseur de 9,3 mm, cette tablette sera proposée en 32 et en 64 GB. On ignore encore si elle sera commercialisée en mode Wi-Fi uniquement ou aussi en mode Wi-Fi + 3G. Elle bénéficiera d’une connectique qui intégrera notamment un port microSD et un port USB 2.0. Son prix devrait « correspondre à l’offre actuelle du marché ». Ce qui veut tout dire… et rien à la fois. Ce qui semble sûr, c’est que Surface pour Windows RT ne pourra exploiter que les programmes compatibles Metro, commercialisés via le Windows Store.

Bien plus ambitieuse, la tablette Surface pour Windows 8 Pro sera destinée au marché des entreprises. Son atout est aussi sa faiblesse: elle bénéficiera du processeur Intel Core i5 (Ivy Bridge), garant d’une incontestable puissance (il devrait permettre de faire tourner de « vrais » programmes)… mais aussi d’un format plus volumineux (épaisseur de 13,5 mm, poids de 903 grammes) et d’une consommation plus importante, ce qui se traduira par une autonomie moins longue. On est là dans les supputations: Microsoft n’a rien voulu dire à ce sujet. Ce modèle sera proposé en 64 et en 128 GB.

On tient là un produit véritablement concurrent de la plupart des ultrabooks disponibles aujourd’hui… et de ceux qui le seront au cours des mois prochains et qui, eux aussi, exploiteront Windows 8. La deuxième tablette sera en effet dotée d’un port USB 3.0, d’un autre microSDXC, d’un troisième destiné à l’affichage,… Du « lourd » permettant de faire tourner Photoshop comme n’importe quel jeu (si, si: on joue aussi, dans les entreprises!).

L’annonce de lundi soir doit avoir fait grimacer chez tous ceux qui, à ce stade, avaient fidèlement suivi Microsoft dans ses divers projets: Acer, Asus, Dell, HP, Lenovo, Medion, Samsung, Sony,… Cette « trahison » les condamne désormais à faire le jeu de l’ennemi (Windows, Android,…), à attendre la mise au point du système d’exploitation de Mozilla, à développer leur propre projet… ou à arrêter leurs activités dans ce domaine.

Ce n’est pas – plus – le souci de Steve Ballmer: il a jugé qu’il était temps de freiner la progression d’Apple. Il est vrai que le succès de l’iPad, notamment en entreprises, commence à affaiblir la position de Microsoft, en plus de nuire à son image… et à sa capitalisation boursière.

Impossible, à ce stade, de dire si Surface sera la solution recherchée. Il reste trop de flous et de questions, sans même parler d’une prise en main de l’objet. A défaut d’une grande originalité, la tablette de Microsoft aura quelques atouts:
– le châssis en aluminium
– le support dépliable au départ de la face arrière et permettant de maintenir la tablette « debout » selon un angle de 22 degrés
– les couvercles inspirés de la SmartCover d’Apple, mais intégrant un clavier; la Touch Cover, particulièrement, séduit.

Reste à attendre la commercialisation. Aux Etats-Unis, le premier modèle de Surface devrait arriver après les vacances, au moment où Windows 8 sera lancé: Surface pour Windows RT devrait précéder de deux à trois mois Surface pour Windows 8 Pro. Restera, d’ici là, à juger le prix, à connaître la date de commercialisation chez nous, à découvrir la réaction des grands noms du marché informatique… et à envisager la réaction d’Apple.

 

Acer pleure, Apple rit

Initialement, Acer avait prévu de vendre entre 5 et 7 millions de tablettes cette année. Mais, récemment secouée par le départ de son leader, et désormais lancée dans une profonde réorganisation, l’entreprise asiatique revoit ses ambitions à la baisse. Une baisse plus que sensible: selon Taiwan Economic News, J.T. Wang, le « chairman » d’Acer, évoque maintenant un chiffre compris entre 2,5 et 3 millions d’unités.

Cette annonce tombe en même temps qu’une étude de comScore qui souligne l’extrême domination d’Apple sur le marché des tablettes. Le graphique ci-contre, réalisé par 9to5mac, est particulièrement parlant: l’iPad serait responsable d’une part plus que substantielle du trafic Internet réalisé au départ de tablettes: 89% en Inde, 97% aux Etats-Unis, 98% en France, 99% en Grande-Bretagne et même 100% au Japon!

Les tablettes sous Android ne se vendent pas parce que…

Le patron de Nvidia n’est pas heureux. Les tablettes tournant sous Android 3.0 – que son entreprise  équipe en cartes nVidia Tegra 2 – se vendent peu. Pas bon pour le business, ça, coco!

Motorola affirme avoir vendu 250.000 exemplaires de la Xoom en avril. Pas grand-chose en comparaison du million d’iPad 2 vendu par Apple au cours de son seul premier week-end de vente! Pire: les produits d’Acer, de Samsung et d’Asus trouveraient encore moins d’intérêt auprès des consommateurs.

Pourquoi? Jen-Hsun Huang a donné sa version des faits à CNet: « C’est un problème de points de vente. C’est un problème de compétences dans les points de vente. C’est un problème de marketing vis-à-vis des consommateurs. C’est un problème de prix. Et c’est un problème de richesse au niveau des applications« .

Cela fait beaucoup de problèmes, tout ça!

Et le bonhomme n’a pas tout à fait tort. Il est étrange, par exemple, que la Xoom ne soit proposée qu’en version 3G. La disponibilité d’une version limitée à du Wi-Fi aurait permis d’afficher un prix d’entrée plus à même de séduire certains consommateurs (même si l’on sait que, en Europe, ce n’est pas l’iPad le moins cher qui se vend le mieux). On pourrait aussi soulever la question des applications: à ce stade, en combinant les applications Android 2 optimisées et Android 3, on arriverait à environ 150 titres. En face, l’iPad en propose 65.000.

Comme il connaît les règles du marché, Jen-Hsun Huang se dit néanmoins optimiste. Selon lui, les fabricants ont appris de leurs erreurs et le tir devrait être progressivement corrigé.

Sony: paire et passe!

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point ». C’est ce qu’on a dû se dire chez Sony en prenant la décision de se lancer sur le marché des tablettes… si longtemps après les autres. Car si la confirmation officielle du fabricant japonais est tombée aujourd’hui, les appareils annoncés ne seront sur le marché qu’à l’automne. Les appareils? Sony ne lancera pas une, mais deux tablettes: « la S1, optimisée pour un riche divertissement multimédia, et la S2, idéale pour la communication et le divertissement nomade ».

Des mois après d’autres grands noms comme Samsung, Acer, Motorola ou HP, Sony entend donc lui aussi venir chatouiller Apple en tentant de grappiller quelques-uns des 80% de parts de marché aujourd’hui détenus par l’iPad. Avec quels atouts? Les deux tablettes exploiteront Android 3.0 (Honeycomb). La S1 épouse une présentation assez traditionnelle autour d’un écran tactile de 9,4 pouces, mais se distingue par un centre de gravité décentré censé offrir stabilité et bonne prise main. La S2, elle, dispose de deux écrans de 5,5 pouces et peut être repliée pour le transport. Selon l’application ou l’utilisateur, on combinera les deux affichages ou on les utilisera comme un seul grand écran. A l’image de ce que l’on a déjà découvert chez Toshiba ou Acer, notamment, il sera aussi possible d’utiliser un écran virtuel sur un écran et de regarder un contenu quelconque sur l’autre.

Sony va évidemment chercher à profiter de sa puissance pour séduire les consommateurs: chaque modèle de Sony Tablet permettra par exemple de commander les téléviseurs Bravia de la marque japonaise. Il est probable que, d’ici la disponibilité des deux tablettes, Sony cherche à se différencier davantage de ses concurrents et à tirer parti de l’étendue de sa gamme.

Mais au bout du compte, c’est peut-être un autre point qui soldera les comptes: le prix. Et là, Sony se refuse à dévoiler son jeu.

Dell a dit!

D’accord, cela arrive à tout le monde de dire des âneries. Mais quand on est le patron d’un géant du monde de l’électronique, on devrait parfois tourner sept fois sa langue en bouche avant de parler. Les PDG de Microsoft et de Nokia, entre autres, ont ainsi raté de belles occasions de se taire ces dernières années en parlant d’Apple. Mais l’un des sommets en terme d’imbécilité est venu de Michael Dell, fondateur et PDG de l’entreprise du même nom. Certes, les propos en question remontent à 1997, époque où Apple traversait une passe très difficile. A l’époque, interrogé quant à ce qu’il ferait s’il était à la tête d’Apple, le patron de Dell avait répondu: « Je fermerais l’entreprise et je rendrais l’argent à ses actionnaires« . Moins de quinze ans plus tard, la capitalisation boursière d’Apple correspond à plus de dix fois celle de Dell. On peut être un bon dirigeant d’entreprise (?) et se planter dans ses prévisions!

On prendra donc les nouveaux propos de Dell avec le recul nécessaire. Voici quelques semaines, un responsable de l’entreprise texane décrétait que l’iPad échouerait en entreprise. On verra évidemment sur le long terme, mais, à ce stade, il semble que ce soit tout le contraire qui se passe.

Soit! Ce week-end, dans une interview au Wall Street Journal, Michael Dell fait d’abord preuve d’une certaine humilité. A la question de savoir ce qui l’a surpris dans le secteur au cours des quatre dernières années (depuis qu’il a repris la direction générale de son entreprise), il répond: « Le succès rapide des tablettes. Je ne l’avais pas entièrement prévu« . Notez bien le « entièrement »…

La suite de l’interview évoque la concurrence entre les tablettes d’Apple et celles des autres fabricants ou assembleurs (Dell n’est qu’un assembleur).
A l’image d’Acer, notamment, Dell entend commercialiser des tablettes tournant sous Windows et d’autres sous Android. Qui va l’emporter? Voici, en substance, la réponse de Michael Dell: « Apple a eu du succès avec l’iPhone. Puis Android est arrivé, avec encore plus de succès. Je crois que l’on verra la même chose avec les tablettes, avec d’énormes quantités de tablettes tournant sous Android et Dell y prenant certainement sa part« .
Apparemment, l’homme a appris du passé à être plus prudent dans ses propos. A la question de savoir s’il pense que les tablettes tournant sous Android dépasseront l’iPad, il répond: « Pas demain. Pas le jour suivant. Mais si vous repensez à voici 18 mois, les téléphones mobiles tournant sous Android semblaient n’être qu’une curiosité. Et aujourd’hui, il y a plus de téléphones Android que d’iPhone. Je ne vois pas de raison pour laquelle la même chose ne se passerait pas au niveau des tablettes Android« . Là, il a peut-être bien raison.

Page 1 of 212»

Right Column Widgets

Welcome to the Right Column for the Evening Shade theme. You can put a variety of widgets in this location and to manage where they are published in your site, you can download the Widget logic plugin.