Category: Eco

La tablette a la cote… et Bloomberg TV

HP, qui ne se délestera finalement pas de sa division en charge des PC, annonce son arrivée prochaine sur le marché des tablettes. Nokia, de son côté, laisse entendre qu’il pourrait faire de même. Et dans le même temps, Sony explique que, s’il a déboursé un peu plus d’un milliard pour prendre le contrôle total de SonyEricsson, c’est notamment afin de créer un écosystème s’appuyant sur ses smartphones et sur ses tablettes. Ajoutons à cela la triste situation de la presse papier – on ne parle pas uniquement de décisions comme celle de France Soir: avez-vous constaté le nombres de librairies et autres kiosques qui ont fermé, ces derniers mois? – et les mauvais résultats de Nintendo (iOS devient la plateforme de jeux mobiles de référence) et on réalise à quel point la tablette constitue le nouveau  champ de bataille des géants de l’électronique.

Un message reçu 5 sur 5 par Bloomberg.

Depuis quelques heures, Bloomberg TV diffuse ses programmes en direct, 24 heures sur 24, via une application iPad gratuite. Jusqu’à présent, les utilisateurs de la tablette d’Apple étaient renvoyés vers des liens utilisant la technologie Flash et donc non compatibles avec l’iPad. L’application supporte le streaming en mode portrait comme en mode paysage et propose en outre l’accès aux infos des dernières 24 heures en plus de contenus conçus spécifiquement pour les plateformes mobiles. Il est aussi possible de télécharger des séquences pour les visionner « offline », de programmer des rappels pour ne pas manquer certaines émissions, etc.

Amazon va-t-il franchir le Rubicon?

Selon toutes vraisemblances, la conférence de presse planifiée par Amazon pour ce mercredi aura pour objet l’annonce de l’entrée du cyber-libraire sur le marché des tablettes.

En choisissant le milieu de cette semaine pour son annonce, Amazon s’assure une audience… qui risque d’être cannibalisée par Apple la semaine prochaine si la date du 4 octobre est confirmée pour la présentation du ou des successeur(s) de l’iPhone 4.

Que peut-on attendre d’Amazon? Selon nos informations, il s’agirait d’une tablette de petit format (7 pouces) qui tournerait sous Android. Elle tirerait son originalité de son aptitude à se connecter aux divers services et magasins en ligne d’Amazon: applications, musique, programmes TV, musique et livres électroniques.

Il se murmure que l’appareil ne serait pas ‘multitouch’, une concession, parmi d’autres, afin d’arriver à un prix de vente inférieur à ce que l’on connaît par ailleurs. Une théorie verrait Amazon vendre sa tablette quasiment à prix coûtant, ses espoirs de bénéfice reposant sur d’ultérieures ventes de contenus numériques. N’espérons cependant pas un prix similaire à celui finalement choisi par HP pour écouler ses stocks de TouchPad. Ici, on évoque un prix de 250 dollars pour un appareil dont les performances seraient sensiblement inférieures à celles de l’iPad, et se rapprocheraient du Nook de Barnes & Noble. Il est par ailleurs fort possible que cette tablette – encore hypothétique – ne soit initialement lancée que sur le marché nord-américain.

A suivre. Encore trois fois dormir.

Sony s’y met

Annoncées depuis des mois, dévoilées depuis le printemps (voir http://www.ipadcentral.be/?p=2001) mais sans détails précis permettant d’en jauger l’intérêt ou l’aspect concurrentiel, les deux premières tablettes de Sony ont été officialisées ce mercredi au salon IFA de Berlin, les Sony Tablet S et P. Chacune est dotée d’un design original. Les versions Wi-Fi tournent sous Android 3.1 (avec possibilité de mise à jour vers Android 3.2), tandis que les modèles 3G + Wi-Fi exploiteront directement Android 3.2.

La première à arriver sur le marché sera la Sony Tablet S dont le design, asymétrique, est caractérisé par un côté plus épais que l’autre. Un peu comme un magazine dont on aurait replié plusieurs pages. Au premier abord, c’est assez surprenant, mais, à l’usage, plutôt confortable au niveau manipulation. L’écran affiche 23,8 cm de diagonale, pour une résolution de 1280 x 800. Le poids de l’appareil, lui, se situe juste sous la barre des 600 grammes. La version Wi-Fi de la Tablet S1 sera commercialisée à partir de la fin septembre, à un prix démarrant à 479€ (version 16 GB). Pour la version 3G + Wi-Fi, il faudra attendre novembre… et débourser plus. Combien? Sony ne le dit pas encore. Soyons clair, c’est une déception. Ce prix « de démarrage » fixé à 479 € est très exactement celui du modèle de base de l’iPad 2. Trop cher! Quand on est un challenger, on doit offrir sensiblement plus ou être moins cher. Et le mieux, c’est de réunir les deux conditions.

Contrairement à beaucoup d’autres produits qui prétendent surfer sur la même vague que l’iPad, la dernière création de Sony a des arguments. Elle peut par exemple jouer les télécommandes universelles pour l’équipement audio-vidéo domestique, quel que soit son fabricant. Chouette! Elle est aussi puissante et possède, via le Sony Entertainment Network – dont on a appris qu’il serait disponible en Belgique avant la fin de l’année – un potentiel des plus respectable. Elle joue aussi à Apple avec une approche plutôt fun qui, d’un tracé sur l’écran de la tablette, permet de « lancer » des photos ou des enregistrements audio vers un téléviseur compatible DLNA pour en profiter en famille. Et elle est « PlayStation Certified », ce qui veut dire qu’elle peut jouer des jeux… initialement pensés pour la PSOne. Pas mal. Mais n’aurait-on pu aller un peu plus loin? Le succès rencontré depuis quelques jours par le TouchPad de HP… bradé à 99€ montre que l’aspect prix est essentiel pour lutter contre le numéro 1 du marché. Et puis, la PSOne, cela commence à dater, non?
Au cours de sa présentation, Sir Howard Stringer, PDG de Sony, a lâché quelque chose comme « Nous allons prouver que, ce qui importe, n’est pas d’être celui qui sort le premier produit, mais celui qui sort le meilleur« . C’est une jolie phrase en forme de sarcasme vis-à-vis de l’iPad d’Apple, mais, quel que soit son fond de vérité, elle ne reflète pas forcément la réalité. Et Sony devrait le savoir mieux que quiconque, lui qui, au cours de la bataille pour le standard de vidéocassette, a lancé le Betamax. Ce format était incontestablement supérieur au VHS de JVC et au V2000 de Philips. Mais il a échoué.

La Sony Tablet P  (à droite) – précédemment appelée S2 – présente la caractéristique de s’ouvrir comme un livre et d’avoir un écran sur chaque « page ». On pourra utiliser l’un comme clavier virtuel ou exploiter les deux en continu, par exemple pour une séance de surf sur le Web. Plus légère (±372 gr.), uniquement disponible en version 3G + Wi-Fi et dotée d’une mémoire limitée à 4 GB, la Sony Tablet P est attendue courant novembre au prix de 599 €. C’est un concept qui devrait particulièrement séduire les amateurs de livres électroniques. On notera à ce sujet que Sony entend étendre le nombre de pays où son « Reader Store » est présent. Pour la France, ce sera à partir du printemps 2012. Pour la Belgique? Pas de commentaire.

Avec 200 euros de moins chacune, les deux tablettes de Sony seraient des succès assurés. Ici, reconnaissons-le, nous sommes réservés. Les produits sont intéressants, mais dans l’attente de l’arrivée du Sony Entertainment Network (anciennement Qriocity) – et de ses composantes Video Unlimited et Music Unlimited – en Belgique, on n’est pas certain qu’ils déclenchent l’enthousiasme.

Sony a pourtant une carte à jouer. A ce stade – mais on sait à quel point les choses peuvent parfois aller vite -, et en Belgique, l’iTunes Store ne permet pas encore la distribution de films. Si, profitant de l’étendue de ses activités, Sony parvient à être le premier à arriver sur ce créneau… avec un prix raisonnable, il aura des arguments à faire valoir. Autrement, il lui restera à revoir sa copie. Et son prix.

 

 

 

 

Ikea passe à l’iPad

 Il n’entre nullement dans nos intentions d’inciter qui que ce soit à enrichir plus encore Ingvar Kamprad: le bonhomme n’en a nullement besoin. Mais il se fait que, pour beaucoup, le catalogue Ikea est devenu une référence, un outil que l’on consulte régulièrement en fonction des besoins, et que l’on laisse traîner sur la table du salon ou dans la bibliothèque familiale une année durant. Jusqu’à la sortie de la nouvelle édition. Et précisément, cette année, le catalogue fait peau neuve.

S’il sera toujours disponible sur support papier, le catalogue Ikea est dès à présent téléchargeable, gratuitement, bien sur, via une application disponible ici. Cela existe pour iPhone et iPad. La taille de l’écran rend évidemment ce dernier plus recommandable, mais on emportera plus facilement l’iPhone avec soi…

Les fidèles se souviendront peut-être que nous avions annoncé ceci pour les Etats-Unis au début du mois: ici, on parle bien de l’édition belge et sa couverture est différente de celle de l’édition US.

Le catalogue Ikea 2012 compte 376 pages.

L’application permet de naviguer page par page, par une succession d’onglets dévoilant chaque fois une double page ou par la table des matières. On parle de celle qui est intégrée à la barre d’outils sous l’écran: les concepteurs n’ont pas poussé le luxe jusqu’à rendre les onglets colorés de la page 3 interactifs. En réalité, ils se sont contentés d’une transposition parfaite de l’édition papier nationale (avec les prix), un peu comme pour un magazine en PDF. De même, ils n’ont pas intégré d’hyperlien qui aurait permis de passer directement commande en cliquant sur l’objet ou le meuble souhaité. Ceci est également vrai pour la page 368, où figure l’adresse ikea.be: inutile de « cliquer » dessus!

Ce sera peut-être pour l’édition 2013…

Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une initiative pleine de bon sens que l’on ne consulte donc pas via iBooks, mais au travers d’une application dédiée, pratique à consulter.

De quoi libérer un peu de place sur la table du salon ou dans la bibliothèque et permettre, sur le long terme, de diminuer l’abattage d’arbres…

Pied de nez à Apple et Microsoft

« Tout ça, c’est la faute d’Apple et de Microsoft qui font rien qu’à intenter des procès contre des fabricants de téléphones tournant sous Android pour des questions de brevets« . Voilà, en gros, comment Larry Page, PDG de Google, justifie la décision de son entreprise d’acquérir l’activité téléphonie mobile de Motorola.

En perte de vitesse (c’est un euphémisme) depuis des années, Motorola avait décide de scinder ses activités voici quelques mois (Motorola Mobility d’une part, Motorola Solutions, d’autre part), ce qui rendait possible la vente « par appartements ». Le fabricant américain, qui fut un temps le numéro un mondial du téléphone mobile, s’était converti à Android voici trois ans, avec un certain succès, du moins outre-Atlantique.

Pour s’offrir Motorola Mobility, Google va débourser 12,5 milliards de dollars. L’opération, qui était probablement préparée depuis pas mal de temps, s’est faite sans fuite, le patron de Motorola jetant un écran de fumée supplémentaire ces derniers jours en annonçant que son entreprise pourrait s’ouvrir au système Windows Phone de Microsoft.

On sait que Motorola a été l’un des premiers à lancer une tablette Android officielle, la Xoom. Le rachat pourrait jeter le trouble dans l’esprit des fabricants ayant choisi de suivre la voie Android pour leurs propres produits: HTC, Sony Ericsson, Samsung, Sony, LG,… Derrière le message officiel de Google, qui évoque la volonté de protéger Android contre les attaques d’Apple et Microsoft par l’acquisition de brevets (Motorola en compterait des milliers), on voit d’abord la stratégie de Larry Page visant à positionner Google pour mieux affronter Apple et Microsoft. Mais les autres fabricants ne sont-ils pas en droit de redouter d’être désormais défavorisés par rapport à Motorola? On se souvient que la prise de contrôle de Symbian par Nokia avait été fort mal perçue par ceux qui soutenaient le même système d’exploitation.

Le problème, pour  HTC, Sony Ericsson, Samsung, Sony, LG et les autres, c’est qu’il n’y a pas tellement d’alternatives. Le marché est en train de se resserer autour de ceux qui contrôlent à la fois l’OS et les appareils:
– Apple avec iOS, l’iPhone et l’iPad
– Microsoft avec Windows Phone et Nokia
– HP avec webOS, Palm et HP
– RIM avec BlackBerry OS, QNX et les produits BlackBerry (dont la tablette PlayBook)
– Google avec Android et Motorola

Qu’ils le veuillent ou non, les autres fabricants tombent dans une division secondaire: ils sont dépendants.Ce n’est peut-être pas dramatique pour un LG ou un Samsung (qui, avec Bada a déjà lancé l’ébauche d’une réaction) qui, de toutes façons, suivent plusieurs OS et jouent d’abord sur les volumes vendus, mais pour un HTC, un SonyEricsson ou un Sony, les choses pourraient être bien plus délicates sur le long terme.

La reprise de Motorola par Google doit encore être approuvée tant aux Etats-Unis qu’en Europe. Ce processus devrait prendre plusieurs mois et pourrait être clôturé fin 2011 ou début 2012.

Apple-Samsung: ils sont inséparables

La saga Apple-Samsung date maintenant de plusieurs mois et tout indique qu’elle n’est pas proche de son épilogue.

Quelques heures seulement après que l’entreprise californienne ait initié une action en justice afin d’interdire la vente de la tablette Galaxy Tab 10.1 de Samsung dans la plupart des pays d’Europe (une attitude, on s’en doute, très peu appréciée du côté de Seoul!), Apple a bien dû constater que LG Electronics n’était pas en mesure de maintenir un niveau de qualité suffisant pour lui fournir l’ensemble des écrans pour iPad 2 dont il avait besoin. Ce qui s’est traduit pour Apple par un volume de production inférieur à ce qui était prévu… et demandé par les consommateurs un peu partout dans le monde.

Il fallait donc trouver un autre fournisseur. Et vite.

Le problème, c’est qu’il n’y en a pas tellement, dans le monde, qui puissent fournir des écrans en quantité et en qualité.

Pour compenser – peut-être provisoirement – les difficultés rencontrées par LG, Apple se serait donc adressé à Chimei Innolux (CMI) et à… Samsung. Se déchirer devant les tribunaux pour une chose n’empêche pas de faire du business ensemble pour une autre…

L’iPad, c’est chaud!

Chaude semaine, que celle qui se termine! Et, non, on ne parle ici ni de la situation de la Bourse, ni de la météo, mais bien de celle des tablettes.

Si on sait maintenant de manière formelle que Sony lancera ses tablettes lors du salon IFA qui se tiendra à Berlin au cours des premiers jours de septembre, c’est aussi cette semaine que sont tombées les premières prévisions de vente de celles d’Amazon. Les deux modèles prévus – noms de code Coyote pour le modèle d’entrée de gamme et Hollywood pour l’autre – pourraient s’écouler au total à trois millions d’exemplaires au cours des trois derniers mois de l’année, selon le Taiwan Economic News. Pas mal pour un appareil… dont la seule future existence n’a pas encore été confirmée!

Passé presque inaperçu, le rachat de Push Pop Press par Facebook laissera des regrets. L’extraordinaire travail réalisé par ces gens bourrés de talent autour d’un projet d’Al Gore permettait d’espérer de passionnantes choses dans le secteur de l’édition sur tablette. Facebook ne risque-t-il pas d’étouffer leur créativité dans l’œuf? A voir.

Le groupe Time Inc. a annoncé pour la fin de l’année un grand virage vers le numérique avec la disponibilité de tous ses titres (All You, Coastal Living, Cooking Light, Entertainment Weekly, Essence, Fortune, Golf, Health, InStyle, Life, Money, People, People En Espanol, People StyleWatch, Real Simple, Southern Living, Sports Illustrated, Sports Illustrated for Kids, Sunset, This Old House, TIME et TIME for Kids) sur tablette. iPad, d’abord, et ensuite sur Android, WebOS et même Kindle et Nook. Le mouvement s’amplifie et s’accélère…

On retiendra aussi de cette semaine la sortie en deux temps de l’application Skype pour iPad et de celle de Dragon Dictation: deux incontournables!

Et puis, il y a ce nouveau magazine (en anglais) destiné aux hommes de plus de 21 ans et publié sur iPad par le groupe Hearst: CFG. Késako? Ces trois lettres sont à lire comme « Cosmo For Guys », autrement dit « Cosmopolitan pour les hommes ». Chacun jugera si ce « programme » est motivant ou non. L’application est gratuite, mais il vous en coûtera 3,99 dollars pour télécharger le numéro d’août. Bizarre, parce que, sur l’App Store, on évoque un abonnement au tarif de 1,99 dollar par mois. Au sommaire de ce magazine multimédia, des extraits sonores « sexy et marrants » (c’est eux qui le disent) enregistrés dans la chambre de dames, un guide de positions sexuelles en 3D – c’est cela, oui… -, des photos et vidéos de Kim Kardashian, une sélection de produits « que les femmes adorent voir les hommes utiliser », etc. Quand on vous disait que la semaine avait été chaude…

 

Quoi de neuf, docteur?

Si le secteur des soins de santé américain abandonnait le papier pour évoluer vers des fichiers médicaux numérisés, l’économie annuelle avoisinerait les 80 milliards de dollars, selon RAND Corporation.

Les ambitions de l’administration Obama ne sont pas aussi élevées, mais elle a néanmoins engrangé un mécanisme visant à encourager les médecins à aller de l’avant. L’éditeur Dr Chrono vient d’annoncer qu’il avait reçu une approbation officielle: les toubibs américains qui utiliseront son application – dont la version de base est gratuite – pour iPad seront susceptibles de bénéficier d’avantages pouvant atteindre… 44.000 dollars. Un incitant de poids, d’autant qu’il n’à guère d’inconvénient. On connaît des médecins qui travaillent aujourd’hui avec un PC portable: l’utilisation d’un iPad devrait plutôt leur faciliter la vie, ne serait-ce qu’en terme de poids et d’encombrement.

Snake sur iOS: on remonte le temps

Nokia a perdu sa place de numéro un mondial du smartphone au profit d’Apple. Et le géant finlandais boit le calice jusqu’à la lie puisqu’il est aussi dépassé par Samsung, désormais deuxième, pour atterrir à la troisième place.

Pire: Nokia est talonné par Samsung et peine de plus en plus à conserver sa place de numéro un mondial du téléphone mobile. Dans ce classement, Apple, quatrième, pourrait quant à lui bientôt dépasser LG Electronics et s’emparer de la troisième place.

Nokia qui pleure, Apple qui rit.

Curieux hasard: c’est à ce moment que sort le jeu Snake 97 (pour iPhone et iPad). Il existe en version « light » et gratuite et dans une version plus poussée et payante. On ne conseillera cette dernière qu’aux accros. Car vu la richesse de l’offre en jeux pour appareils iOS, il y a beaucoup mieux que cet exercice dont l’intérêt est avant tout anecdotique et symbolique. A l’époque de gloire de Nokia, Snake était LE jeu intégré à ses téléphones mobiles. On ne compte plus les heures utilisées (gaspillées?) par les branchés de l’époque avec ce jeu qui apparaît aujourd’hui tellement rudimentaire.

Pour les férus d’histoire, on notera que ce jeu était apparu dès la fin des années 1970 sur plusieurs des premiers ordinateurs personnels: le TRS 80 de Tandy, le Pet de Commodore et même… l’Apple II.

Ici, l’idée est de recréer un GSM Nokia avec son écran et ses touches: ces dernières devront être utilisées pour diriger le petit serpent vers le plus haut score possible. Entendons-nous: si le graphisme est vraiment basique, cela reste un bon jeu! Qui permet aussi de prendre conscience de l’incroyable évolution qu’a connu le jeu sur téléphone mobile en une quinzaine d’années. On ose à peine imaginer à quoi il ressemblera vers 2025.

Guerre iPad contre 3DS

Les dirigeants de Nintendo ont dû se réveiller avec un fameux mal de crâne, ce matin. L’entreprise japonaise vient d’annoncer une perte trimestrielle d’environ 230 millions d’euros. Ce piètre résultat est la conséquence des faibles ventes de jeux pour la console portable 3DS et pour la Wii.

Comme par hasard, on apprend en même temps que Nintendo va « casser » le prix de la 3DS à partir du 12 août: 33% de réduction! L’annonce vaut actuellement pour le marché américain, mais tout porte à penser que le mouvement sera suivi dans les autres pays.

Réaction précipitée? Pas vraiment. Dans une interview à Industry Gamers, John Riccitiello, PDG d’Electronic Arts, note que, voici 10 ans, les consoles représentaient 80% du marché du jeu vidéo. Aujourd’hui, ce chiffre serait passé à 40%: la moitié. « La plateforme qui connaît la plus importante croissance aujourd’hui  est l’iPad » indique Riccitiello. Voilà pourquoi Microsoft, Nintendo et Sony devraient présenter les successeurs de leurs actuelles consoles de salon en 2012. Le marché du jeu mobile, lui, semble devoir se résumer à un match entre Nintendo et Apple, avec Android en embuscade. Mais s’il est parti en tête, Nintendo marque aujourd’hui le pas. Le choix de jeux pour la 3DS est incroyablement limité. Et pendant ce temps, comme l’iPhone, l’iPad cartonne.

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