Category: Tim Cook

Oui, mais…

Infinite Loop AppleComme prévu, Apple a annoncé hier soir un bénéfice trimestriel qui, pour la première fois depuis dix ans, est inférieur à celui du trimestre correspondant de l’année précédente. Il passe en effet de 11,6 à 9,5 milliards de dollars, une diminution de 18%. C’est important. Est-ce dû à la crise économique, à la concurrence des autres marques, à l’absence de nouveauté chez Apple,…? Un peu de tout, probablement. Mais à l’heure où certains pointent un doigt accusateur vers Tim Cook, allant jusqu’à demander sa tête, il faut noter que les ventes d’iPhone ont progressé de 35,1 à 37,4 millions. Et que celles d’iPad ont littéralement explosé: de 11,8 à 19,5 millions. Certes, ce dernier chiffre ne permet pas de connaître la proportion d’iPad et d’iPad mini, mais elle montre à quel point ce qui est toujours aujourd’hui la meilleure tablette du marché continue à susciter l’engouement.
Dans le même temps, Apple a vendu « un peu moins de quatre millions de Mac, à comparer aux 4 millions du même trimestre de l’exercice précédent ». L’entreprise californienne fait donc plutôt mieux que les autres fabricants informatiques qui, dans plusieurs cas, se prennent ces derniers mois une véritable gifle (Acer, HP,…).
Alors, Tim Cook a-t-il vraiment tout faux? On connaît beaucoup d’entreprises qui signeraient des deux mains pour de tels résultats. Mais évidemment, il y a les actionnaires et la concurrence. Même si le cours de l’action est récemment tombé aux environs des 400 dollars alors qu’elle flirtait voici quelques mois encore avec la barre des 700 dollars, Apple a annoncé une augmentation du dividende versé aux actionnaires. Et forte d’un « solde de trésorerie de 145 milliards de dollars », l’entreprise a annoncé hier soir une série d’importantes nouveautés pour l’automne. C’est à ce moment-là, probablement, qu’on pourra « juger » de l’aptitude de Tim Cook et de ses équipes à prolonger la voie tracée par Steve Jobs. Cela veut-il dire qu’on ne découvrira rien avant? Pas sûr. Mais d’ici là, les rumeurs quant à une iTV, une iWatch, un iPhone 5S et de nouveaux Mac ne vont faire qu’amplifier.

Mini, mini, mini

A partir du moment où Apple présentait un « petit » iPad, on se disait que son PDG mettrait un point d’honneur à expliquer ce retournement de situation au vu des déclarations de Steve Jobs voici deux ans à peine. Pour rappel, Jobs avait expliqué que, seule, la taille de l’iPad, était appropriée pour bénéficier pleinement des applications. Et il avait été plus loin en affirmant que même si, dans l’avenir, une nouvelle technologie d’écran devait voir le jour et permettre de profiter pleinement du niveau de qualité requis par Apple, « il faudrait vendre ces tablettes avec du papier de verre… pour limer le bout de nos doigts, trop gros pour un écran de cette taille« . On peut réécouter cette intervention ici.

Mais, non, pas un mot. Tim Cook n’est pas revenu sur ce credo de son illustre prédécesseur. Chez Apple, Steve Jobs restera une figure « exploitable » de temps en temps, notamment sur le plan marketing, mais pour le reste, sa page est définitivement tournée, sinon oubliée. Un an après…

On ne veut pas dire par là que l’iPad mini dévoilé hier par Phil Schiller est une mauvaise idée. Que du contraire: l’objet risque d’être l’un des cadeaux les plus recherchés cet hiver sous le sapin. Il est plus cher que ses concurrents? Et alors? Ne bénéficie-t-il pas d’atouts en rapport? A 329€ (prix de départ), notre avis est qu’on va se l’arracher. Et qu’il va permettre à Apple d’écraser un peu plus encore ce qui lui reste de concurrence. Même celle de Microsoft. Car le choix du 23 octobre pour annoncer l’iPad mini, un nouveau « nouvel iPad » (qui s’appelle désormais iPad avec écran Retina), un nouveau Mac mini et un nouvel iMac évoque une charge marketing et médiatique contre Microsoft et la sortie mondiale de Windows 8 (en plus des tablettes Surface), ce vendredi 26 octobre.

Mais si la présentation d’hier était riche, elle laisse un curieux sentiment. Celui d’un Apple qui n’aurait plus tout à fait l’approche d’un innovateur, mais plutôt celle d’une entreprise qui se repositionne – certes avec talent -, par rapport au reste du marché. On ne nous enlèvera pas de l’esprit que le nouvel iPad avec écran Retina est la tablette que nous aurions dû découvrir voici 7 mois. Et que l’iPad mini n’est qu’une réaction assez tardive aux concepts du même type initiés par Amazon et Google, notamment.

Au final, bien sûr, Apple reprend la tête. Sans jamais l’avoir vraiment perdue, d’ailleurs. Mais, dans l’attente de pouvoir découvrir « en vrai » les nouveaux appareils, on se dit que le côté « Waouw! » qui caractérisait la majorité des présentations signées Steve Jobs n’était pas au rendez-vous d’hier.

En France, François Hollande se veut un président « normal ». On doute que les utilisateurs des quatre coins du monde souhaitent voir Apple suivre la même voie.

Il y a une autre façon d’analyser la situation. Chez Apple, on a peut être considéré que le marché devait d’abord passer par une phase comme celle-ci. Que la puissance et l’ambition des concurrents (Amazon, Google, Microsoft: pas des nabots…!) nécessitait une (ré)action exclusivement réfléchie en terme de « guerre commerciale » à court terme. Il se murmure que, pour promouvoir le lancement de Windows 8 et des tablettes Surface, Microsoft aurait dépensé plus d’un milliard de dollars rien qu’en marketing. Face à de tels montants, l’heure n’était peut-être pas aux démonstrations de génie. Encore que la conception des produits dévoilés hier soir a de quoi impressionner. Il semble par exemple que l’iPad mini « écrase » la Nexus 7 de Google. Elle est moins chère, certes (249€ à la Fnac France), mais…

Tim Cook a indiqué hier que, depuis son lancement, l’iPad s’était vendu à plus de 100 millions d’exemplaires. Ce chiffre a toutes les chances de grimper au cours des deux derniers mois de l’année. Comme souvent, le principal problème d’Apple sera celui de l’approvisionnement. La demande, elle, sera là.

* * *

Un mot encore, qui n’a rien à voir avec ce qui précède: non évoqué au cours des dernières présentations, l’iPod Classic a connu une sensible transformation au cours des dernières semaines. Aucune médiatisation pour un tel événement: sans avoir changé en quoi que  ce soit, l’appareil a vu son prix augmenter dans plusieurs pays. Sans raison particulière. En Belgique, il est à 269€. En France, c’est 289. En Allemagne 259. Comment dit-on, déjà? Ah oui, « marché unique »…

L’iPhone 5 est là. Où reste l’iPad mini?

Une semaine après les USA, la France et quelques autres pays, c’est au tour de la Belgique de découvrir l’iPhone 5. Nous ne sommes pas les seuls: l’appareil est aussi lancé en Autriche, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Hongrie, Irlande, Italie, Liechtenstein, Lithuanie, Luxembourg, Norvège, Nouvelle Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse et Tchéquie. Chaque fois dans des quantités insuffisantes pour satisfaire la demande. « La pénurie risque du durer jusqu’à Noël« , prévoit le responsable d’un magasin.

Pour les centaines de personnes qui défilent depuis ce matin au Palais 10 du Heysel munie d’un bon de commande en bonne et due  forme (et obtenu préalablement auprès de Mobistar), ce problème ne se pose pas.

Apple doit se frotter les mains: en dépit de différences finalement peu révolutionnaires, la nouvelle génération d’iPhone s’arrache toujours autant,… sinon plus encore que les précédentes. Le même responsable de magasin indique en effet avoir reçu quotidiennement 3 à 4 fois plus de demandes que pour l’iPhone 4s.

Une bonne nouvelle n’arrivant pas seule, l’équipe de Tim Cook aura pris connaissance avec plaisir de l’étude qui vient d’être publiée par Onswipe. Elle évalue à 54,5% le trafic Web mobile généré par l’iPad. La part des différents modèles de l’iPhone n’atteint « que » 19,05% en dépit d’un nombre d’exemplaires plus important. Peu importe pour Apple, qui s’octroie selon cette étude, 73,55% de l’ensemble du trafic Web mobile.

La firme à la pomme va-t-elle tenter de surfer sur cette vague porteuse en tuant le marché avec la tablette de petit format évoquée par les rumeurs depuis plusieurs mois? Chaque jour qui passe réduit en tout cas les chances de la voir arriver cette année. Et ce ne sont pas les derniers bruits de couloir qui y changeront quoi que ce soit: à les entendre, ce mini iPad aurait un écran de format 16:9. Nous, on veut bien, mais un format pour l’iPhone 4/4s et l’iPad, un autre pour l’iPhone 5 et un troisième pour l’iPad mini, ce ne serait pas vraiment du style à s’attirer l’enthousiasme des développeurs!

 

 

 

 

17 millions d’iPad: +84%

Apple a dévoilé hier soir ses résultats trimestriels.

Entre le 1er avril et le 30 juin, l’entreprise américaine a écoulé 17,042 millions d’iPad. Cela représente une progression de 44,4% par rapport aux trois premiers mois de l’année et de 84,32 % d’une année sur l’autre. En dépit d’un résultat qui fait saliver l’ensemble de la profession, certains analystes se disent déçus, ayant tablé sur un résultat trimestriel de 20 millions d’unités.

L’iPad n’est pas le seul à connaître une croissance régulière. Au cours du 2ème trimestre, Apple a vendu 26 millions d’iPhone (+28%), 4 millions de Mac (+2%)   et 6,8 millions d’iPod, dont la baisse des ventes se prolonge (-10%).

On notera aussi que l’Apple TV semble prendre sa vitesse de croisière: même si elle ne figure toujours pas parmi les « winners » de Cupertino, elle s’est écoulée d’avril à juin à 1,3 million d’exemplaires.

L’ensemble a généré un chiffre d’affaires de 35 milliards de dollars et un bénéfice de 8,8 milliards. Ce qui a permis à Tim Cook d’annoncer un dividende de 2,65 dollars par action.

Tim Cook: les grands points de son interview

Tim Cook, CEO d’Apple, ouvrait hier soir la conférence D10, en répondant aux questions de l’équipe de AllThingsD, Walt Mossberg et Kara Swisher.

Si aucune annonce fracassante n’est tombée (l’homme a habilement évité de s’étendre sur l’iPhone 5, l’éventuel iPad de 7 pouces et les hypothétiques projets TV de l’entreprise; logique, la présentation de nouveaux produits est prévue pour le 11 juin), cette interview était la première occasion de voir le successeur de Steve Jobs s’exprimer au cours d’un exercice que le fondateur de l’entreprise californienne appréciait: il s’y était plié 6 fois.

Ici, Tim Cook parle de Steve Jobs (il ne cherche pas à l’imiter), de Siri (le système serait très populaire et bénéficiera bientôt de nouvelles possibilités), de sa relation avec Facebook, de la guerre des brevets, etc.

Pas le temps pour revoir la totale? Concentrez-vous sur cette sélection des dix « meilleurs » moments de l’interview.

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