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The Economist lance son application

Vendredi, le 19 novembre, le magazine britannique The Economist lancera son application pour iPhone et iPad.

A ce stade, on sait seulement que les abonnés à l’édition papier ou à la version en ligne bénéficieront d’un accès complet et gratuit sur iPhone et iPad.

Quel sera le montant  à payer pour ceux qui ne choisiraient que l’un de ces supports? C’est plus flou: il faudra attendre vendredi pour connaître tous les « détails« .

Pour rappel, The Economist est diffusé dans plus de 200 pays et constitue un modèle (qui a dit « un rêve »?) pour beaucoup d’éditeurs: sa diffusion progresse constamment depuis un quart de siècle. Son tirage hebdomadaire avoisinerait 1,4 million d’exemplaires.

Dix semaines pour convaincre

La nouvelle application iPad du New York Times est disponible et offre l’accès à quatre sections du journal: Top News, Most E-Mailed, Business Day et Video.

Mais pour avoir accès à l’ensemble des 25 sections du quotidien américain, il suffit de s’inscrire. Cela vaut le coup: c’est gratuit et vous bénéficierez de l’édition complète du journal pour pas un rond « jusqu’au début de 2011 ». Le temps, espère l’éditeur, de convaincre suffisamment de lecteurs/utilisateurs par la qualité et la richesse du contenu en plus de sa conception.

Le travail a été important. Cette version 2.0 de l’application du NYT ajoute à l’interactivité avec des photos, de la vidéo, la possibilité partager des infos via Facebook, Twitter ou même par e-mail… A essayer.

L’iPad va-t-il changer votre entreprise?

Dans son numéro du 23 septembre 2010, Trends Tendances consacre un dossier à l’iPad: va-t-il changer l’entreprise?

Avec deux articles signés respectivement par Guy Verstraeten et Christophe Charlot, l’hebdomadaire pose la question « Outil indispensable ou gadget perfectionné? » avant d’évoquer une application concrète en entreprise, chez IBA Molecular.

Les Echos, les échos, les échos,…

Pour soutenir son application mobile, le quotidien économique français Les Echos – à ne pas confondre avec L’Echo belge – propose une offre découverte: un mois offert. L’offre d’abonnement se traduit quant à elle par une réduction de 40% et est facturée 19€/mois.

Comme beaucoup d’autres quotidiens (à l’exception notoire du Soir), celui-ci ne permet pas l’achat au numéro: c’est l’abonnement ou rien.

Dommage: on peut être intéressé de façon ponctuelle, sans être prêt à s’engager pour une longue durée.

Ceci étant, l’application des Echos est bien plus qu’un simple alignement de fichiers PDF. Il suffit par exemple de toucher un article pour le voir s’agrandir en plein écran, plus facile à lire.

Disponible dès 4h du matin, l’édition du jour offre un accès rapide aux différentes rubriques via un système de pages en réduction au bas de l’écran. Efficace et intéressant. A découvrir.

La Voix montre l’exemple

Nous avons déjà fait écho ici à l’opportunité que l’iPad représente pour la presse. Encore faut-il que les éditeurs emploient les moyens requis pour l’exploiter! On en relève un minimum de trois. Le premier consiste à développer une application performante qui exploite les caractéristiques de la tablette. Le second, c’est de la proposer à un prix abordable. Le troisième, c’est de la faire connaître.

Le quotidien luxembourgeois La Voix du Luxembourg vient de se jeter à l’eau. Son application est téléchargeable. Elle permet d’accéder à la totalité du contenu du journal d’aujourd’hui, mais aussi d’hier et même d’avant. En réalité, vous pouvez obtenir toutes les éditions depuis celle du vendredi 3 septembre. Et vous pourrez télécharger votre quotidien jusqu’au mois de décembre pour le même prix: rien, zéro, niets, nothing. Pas un sou, quoi.

Et il y a de quoi lire. L’édition d’aujourd’hui compte pas moins de 56 pages.

Cette approche vise à créer une habitude, une routine. Proposer deux ou trois jours d’accès gratuits aurait généré une demande, mais qui ne se serait certainement pas traduite ensuite par la prise d’un abonnement payant. Ici, le quotidien luxembourgeois a l’intelligence de jouer sur la durée, en proposant « une vue complète sur l’actualité internationale et nationale: politique, économie, faits locaux, sports et culture » accessible six jours sur sept dès 6h du matin.

On pourra regretter qu’il ne s’agisse « que » de la copie de l’édition papier (elle n’intègre ni documents multimédia, ni liens Web; dommage, par exemple au niveau du sommaire de dernière page: il aurait été agréable de pouvoir accéder directement à telle ou telle rubrique d’un touché de doigt) et qu’elle n’ait pas été parfaitement formatée pour épouser la taille de l’écran de l’iPad. Il aurait peut-être suffi de la réduire de 1 ou de 2%.

Reste que cet exemple sera intéressant à suivre. Son succès éventuel – il se mesurera au nombre d’abonnements qui seront souscrits au terme de la période de gratuité… mais on ignore encore son coût futur – pourrait faire réfléchir certains éditeurs de notre pays, région et communauté.

Le futur du magazine télé

Voici quelques années, il était à peu près impossible d’entrer dans une habitation américaine sans y trouver, sur un coin de la table du salon, un exemplaire du TV Guide. Cet hebdomadaire de format de poche, toujours stratégiquement positionné près des caisses dans les grandes surfaces, constituait la référence pour parcourir les programmes des chaînes TV US  de New York à Los Angeles et de Seattle à Miami. Ce qui imposait de nombreuses éditions différentes (jusqu’à 140!) pour tenir compte des noms des stations locales et des différents fuseaux horaires. Au début des années 70′, le TV Guide s’écoulait chaque semaine à environ 20 millions d’exemplaires. Aujourd’hui, le tirage se situerait aux environs de 2,5 millions.

Il n’entre pas dans nos intentions de nous pencher sur les explications de cette descente aux enfers, mais il est clair que l’explosion du nombre de chaînes a obligé le magazine à faire un choix: se transformer en ‘brique’ en triplant ou quintuplant son nombre de pages (ce qui se serait traduit par une sensible augmentation du prix de vente, pas forcément populaire) ou perdre son âme en triant les chaînes présentées (celle-ci oui, celle-là, non) et en réduisant les informations sur la plupart des programmes. C’est la seconde option qui a été retenue.

Depuis, secoué par de nombreux épisodes financiers (rachats en séries), le TV Guide cherche comment remonter la pente. Dernière tentative en date: une application pour iPad.

Avec l’avènement de la télévision numérique, chacun peut facilement disposer chez soi des listings de programmes pour l’ensemble de ses chaînes, parfois des semaines à l’avance. Ce qu’aucun hebdomadaire ne peut fournir. L’idée du TV Guide consiste à reprendre cette formule dans une application claire et interactive. En permettant à l’utilisateur d’organiser « sa » grille de présentation sur base de ses préférences, de rechercher telle émission, un film avec tel acteur, etc. Un peu comme le fait TéléMoustique sur son site. L’idée n’est pas mauvaise: l’application iPad est plus simple, rapide et actualisée que la consultation du TV Guide ou celle de la grille proposée par son cablo-opérateur. Mais il y aurait moyen de mieux profiter des possibilités de l’appareil.

Gardons l’idée de l’application développée par le TV Guide. Et combinons-la avec un système permettant de gérer électroniquement décodeur numérique, lecteur de DVD/Blu-ray et télévision. En gros, marions le magazine télé et la télécommande. Pas vraiment complexe à mettre en œuvre sur le plan technique. Et la taille de l’écran de l’iPad permet de réaliser cela de façon claire, conviviale et riche. En permettant à chacun d’accéder à un rapide aperçu de la grille des programmes du jour, puis, d’un clic, d’obtenir plus d’informations sur tel documentaire ou tel film. Sans oublier la possibilité d’en programmer l’enregistrement. Et en offrant au lecteur/téléspectateur la possibilité d’obtenir des renseignements sur son comédien favori ou sur le chanteur dont le dernier est spectacle est diffusé ce jour-là.

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si un tel concept verra le jour, mais quand. Et par qui. Et ceci ne vaut pas que pour les Etats-Unis.

Messieurs les éditeurs, je vous fais une lettre…

Voilà des années que la presse se dit en crise. Les gens ne liraient plus de quotidiens ni de magazines, se contentant, pour s’informer, d’écouter la radio, de regarder la télévision et de surfer sur le Net… sans payer.

Dans leur course à l’audience, la plupart des éditeurs qui se respectent ont fait développer depuis deux ou trois ans des applications spécifiques permettant l’accès à leurs informations au départ de smartphones – et plus particulièrement de l’iPhone – et, aujourd’hui, de l’iPad. Le problème, c’est que beaucoup d’entre eux effectuent ce « passage » au moindre coût et sans imagination.

Certaines applications dédiées à la consultation de supports de presse sont si pénibles que l’on préfère retourner aux sites Web de ces supports. La lecture d’un journal ou d’un magazine sur l’iPad ne peut se limiter à une succession de pages en format PDF. Pour les éditeurs, une telle formule consisterait à se suicider aux yeux des lecteurs. L’iPad est un outil « connecté », que ce soit via Wi-Fi ou la 3G. Profitons-en. C’est aussi un appareil doté de capacités multimédia. Exploitons-les.

S’exprimant cette semaine lors d’un débat organisé à Sidney, Rupert Murdoch a dit combien l’iPad était pour lui « une plateforme parfaite » pour diffuser du contenu actualisé. On ne sait trop ce qu’il entend par là, mais une chose est sûre: les éditeurs disposent aujourd’hui d’une chance exceptionnelle pour « renverser la tendance » et se repositionner comme source d’information incontournable en profitant de l’expertise de leurs équipes rédactionnelles. Reste à revoir la forme. Comme beaucoup d’autres, le métier de journaliste évolue. Hier, c’était du papier. Aujourd’hui, c’est du papier et de l’Internet. Désormais, ce sera du papier, de l’Internet de l’iPad. Avant que, demain ou après-demain, peut-être, le papier ne disparaisse peu ou prou.

La première étape consiste à repenser le « produit ». Il ne s’agit pas de faire de l’original à tous prix. L’application développée par ABC News, par exemple, est amusante, mais risque de lasser rapidement.
Comme évoqué ci-dessus, il convient de partir d’une feuille blanche en tenant compte des particularités de l’iPad et des autres tablettes présentes ou à venir. Un exemple est proposé par cette application gratuite qui cartonne depuis sa sortie sur l’App Store: Flipboard. En mélangeant de multiples sources d’information, en associant textes à photos et vidéos, en intégrant les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter et en profitant des capacités de l’appareil que ce soit pour basculer du mode vertical à l’horizontal ou les effets des pages qui se tournent, Mike McCue et Evan Doll, les deux fondateurs de Flipboard, indiquent clairement aux éditeurs un exemple de voie à prendre… s’ils ne veulent pas mourir. Flipboard, c’est le journal de Papa revu par un Harry Potter de science-fiction.

On évoquera un autre point: le prix. Certains éditeurs font payer l’application destinée à la lecture de leurs contenus. Certes, des informaticiens et des graphistes ont œuvré à son développement et ce travail doit être rentabilisé. Mais, du simple point de vue du bon sens, est-il rationnel de demander de payer pour découvrir un produit dont on ignore la qualité ou l’intérêt? Nous préférons l’approche de Libération: le quotidien français offre son application et permet à un nouvel utilisateur de profiter de son journal gratuitement pendant une semaine. Un délai suffisant pour juger.

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